Au cinéma du 20 au 26 avril

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Bonjour à tous !

Encore une semaine exceptionnelle car dimanche 24 avril, Entretoiles vous propose dans le cadre des Escapades Littéraires, une soirée "Liban" à CGR avec à 18h Chaque jour est une fête, le voyage de trois femmes, symbole de la quête d'indépendance de tout un peuple, et Peur de rien, la rage de vivre jouissive d'une jeune libanaise arrivée en France. Entre les deux films Entretoiles, comme à son habitude conviviale, vous convie à partager avec nous un apéritif.
A part ça, vous pouvez aussi voir, pour ceux qui n'étaient pas des nôtres, dimanche 17 avril Merci Patron ! de François Ruffin : preuve que des luttes peuvent être couronnées de succès ! Et aussi, le film Vendeur, en présence du réalisateur.

Nous vous rappelons aussi que les adhérents Entretoiles bénéficient maintenant du tarif réduit à 6 € au Vox de Fréjus sur présentation de leur carte. (Le parking est gratuit après 18h).

Profitez  bien de cette belle semaine : allez au cinéma !

Et comme toujours, on vous le redit : transférez, adhérez, renouvelez (bulletin ci-dessous), demandez à recevoir cette lettre si vous ne l'avez pas directement (à entretoiles83@laposte.net, et même si vous n'adhérez pas!)

PROGRAMMATION DU 20 AU 26 AVRIL 2016
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Chaque jour est une fête
Réalisé par Dima EL-HORR
France-Allemagne-Liban 2009 1h25mn VOSTF
avec Hiam Abbass, Manal Khader...
Écrit par Dima El-Horr et Rabih Mroué
C’est la fête nationale de l’indépendance. Les rues de la capitale libanaise sont parsemées de drapeaux et de slogans patriotiques invitant les citoyens à célébrer cet événement. En ce jour, trois femmes qui ne se connaissent pas prennent un même bus, se dirigeant vers la même destination : la prison de Mermel. Tamara va rendre visite contre l’avis de ses parents, à son mari emprisonné depuis le jour même de leur mariage. Lina n’a qu’un seul objectif en tête : faire signer son mari qui purge une longue peine, le papier du divorce qui la libèrera enfin. Pour Hala, c’est un voyage forcé, qu’elle entreprend la peur au ventre : elle transporte caché dans une valise, l’arme de fonction oubliée par son mari, gardien à la prison... lire la suite
CGR (Draguignan) : dimanche 24 avril à 18h
Peur de rien : Affiche
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Peur de rien
Réalisé par Danielle ARBID
France 2015 2h
avec Manal Issa, Vincent Lacoste, Paul Hamy, Damien Chapelle, Dominique Blanc...
Scénario de Danielle Arbid, Julie Peyr et Pierre Schoeller
Il y a des rencontres qui changent tout. Des gens qui font bouger les lignes. Ceux qu'on admire et dont on emboîte le pas. Ceux qui vous détestent et vous mettent des bâtons dans les roues. Mais quand on est vorace, qu'on a soif de vivre, on prend tout pêle-mêle et on avale les obstacles, on se muscle dans l'adversité, on en fait une force. Quand Lina débarque à Paris dans les années 1990, c'est pour croquer la vie à pleines dents. Et tous ceux qui la croient malléable, sous ses airs retenus de jeune fille docile de dix-huit ans, vont en faire les frais. Être née dans un pays perpétuellement en guerre, ça forge un caractère. Ce qu'elle a laissé derrière elle, plus qu'un Liban aux abois, c'est un carcan vers lequel elle ne veut surtout pas retourner et dans lequel elle a puisé une volonté de survivre contre laquelle on ne peut rien... lire la suite
CGR (Draguignan) : dimanche 24 avril à 20h30
Affiche
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Merci Patron !
Réalisé par François RUFFIN
Documentaire France / Belgique 2015 1h30mn
Jocelyne et Serge Klur, ouvriers dans l’industrie textile depuis plus de trente ans, fabriquaient des costumes pour la marque Kenzo dans le nord de la France jusqu’à que leur usine soit délocalisée en Pologne. Désormais au chômage, criblés de dettes, ils risquent simplement de perdre leur maison. Bernard Arnaud est PDG du groupe LVMH. La firme est numéro un mondial du luxe grâce à son portefeuille de plus de soixante marques de prestige dont certaines sont plusieurs fois centenaires. « Groupe à caractère familial, LVMH a pour vocation d’assurer le développement à long terme de chacune de ses Maisons dans le respect de leur identité, leur héritage, leur savoir-faire. » Cette gentille phrase de présentation du groupe sur la page d’accueil de son site internet est située juste en deçà du petit compteur qui nous donne la valeur de l’action en temps réel… François Ruffin, vous connaissez sa voix de journaliste enquêteur dans l’émission Là-bas si j’y suis. Sensible aux sorts et causes des classes populaires aujourd’hui sous-représentées dans les médias mais toujours plus présentes dans la composition de la société française il est également le fondateur du journal de contre-désinformation Fakir que vous pouvez trouver dans tous les bons kiosques mais aussi et toujours à la caisse de votre ciné préféré... lire la suite
CGR (Draguignan) : mercredi 20 à 17h30, jeudi 21 à 13h30, vendredi 22 à 20h, samedi 23 à 18h, lundi 25 à 20h15 et mardi 26 à 11h
Vendeur : Affiche
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Vendeur
Réalisé par Sylvain DESCLOUS
France 2015
avec Gilbert Melki, Pio Marmai, Pascal Elso...
Les histoires de succession de père en fils ont souvent quelque chose d’un cercle vicieux. Plutôt que d’être le moment privilégié pour dresser le bilan d’une vie passée et poser les fondements sains d’une autre qu’il reste encore à vivre, le passage de relais d’une génération à l’autre prend des allures d’éternel recommencement. Les vieilles rancœurs familiales y refont surface. Au lieu d’apprendre des erreurs du père, le fils s’obstine à commettre les mêmes, à quelques mises à jour sociales près. C’est en tout cas ainsi que nous avons compris le propos de ce premier film poignant, qui ne se laisse pas submerger par l’amertume née des regrets. Dans Vendeur, le réalisateur Sylvain Desclous dresse l’état des lieux dépourvu de certitudes d’un métier, qui use les hommes et les femmes qui le pratiquent, en échange de quelques brefs instants d’une supériorité trompeuse. Grâce à l’interprétation brillante de Gilbert Melki dans le rôle du père, cette histoire d’un naufrage programmé – à la fois dans le domaine privé et professionnel – dégage une forme de noblesse résignée. Celle-ci nous paraît infiniment plus précieuse que toutes les bonnes intentions de dénonciation de notre époque mercantile réunies... lire la suite
CGR (Draguignan) : jeudi 21 à 20h en présence du réalisateur

Et si vous voulez en savoir un peu plus...

Chaque jour est une fête
AU NOM DE MA FILLERéalisé par Dima EL-HORR
France-Allemagne-Liban 2009 1h25mn VOSTF
avec Hiam Abbass, Manal Khader...
Écrit par Dima El-Horr et Rabih Mroué

C’est la fête nationale de l’indépendance. Les rues de la capitale libanaise sont parsemées de drapeaux et de slogans patriotiques invitant les citoyens à célébrer cet événement. En ce jour, trois femmes qui ne se connaissent pas prennent un même bus, se dirigeant vers la même destination : la prison de Mermel. Tamara va rendre visite contre l’avis de ses parents, à son mari emprisonné depuis le jour même de leur mariage. Lina n’a qu’un seul objectif en tête : faire signer son mari qui purge une longue peine, le papier du divorce qui la libèrera enfin. Pour Hala, c’est un voyage forcé, qu’elle entreprend la peur au ventre : elle transporte caché dans une valise, l’arme de fonction oubliée par son mari, gardien à la prison.

Le chemin qui mène à la prison est clair au départ, une route sans obstacles, un itinéraire sans danger qui débute à la gare routière de Beyrouth, et qui devrait s’achever à la prison de Mermel, située dans l’arrière-pays, au coeur du désert de Hermel. L’humour marque le début de ce voyage particulier, mais un incident « technique » le fait basculer à la dérive. Les trois femmes se retrouvent livrées malgré elles à leur propre sort, oubliées au bord de longues routes qui ne mènent nulle part, et où se mêlent la peur et le danger, où la mort peut surgir à tout instant et aux moments les plus inattendus. […]
A l’image de ce pays cherchant inlassablement à retrouver sa liberté et à recouvrer une souveraineté inexistante et bafouée, à l’image de ce Liban donc vivant dans l’illusion de ses victoires imaginaires, et où la terre dégage encore les senteurs de la violence et de la mort d’une guerre civile encore enterrée, le voyage de ces trois femmes devient la quête de leur propre indépendance.


CGR (Draguignan) : dimanche 24 avril à 18h CGR


Peur de rien
PEUR DE RIENRéalisé par Danielle ARBID
France 2015 2h
avec Manal Issa, Vincent Lacoste, Paul Hamy, Damien Chapelle, Dominique Blanc...
Scénario de Danielle Arbid, Julie Peyr et Pierre Schoeller

Il y a des rencontres qui changent tout. Des gens qui font bouger les lignes. Ceux qu'on admire et dont on emboîte le pas. Ceux qui vous détestent et vous mettent des bâtons dans les roues. Mais quand on est vorace, qu'on a soif de vivre, on prend tout pêle-mêle et on avale les obstacles, on se muscle dans l'adversité, on en fait une force. Quand Lina débarque à Paris dans les années 1990, c'est pour croquer la vie à pleines dents. Et tous ceux qui la croient malléable, sous ses airs retenus de jeune fille docile de dix-huit ans, vont en faire les frais. Être née dans un pays perpétuellement en guerre, ça forge un caractère. Ce qu'elle a laissé derrière elle, plus qu'un Liban aux abois, c'est un carcan vers lequel elle ne veut surtout pas retourner et dans lequel elle a puisé une volonté de survivre contre laquelle on ne peut rien.
Tout cela, l'oncle éloigné qui l'accueille en banlieue parisienne ne le voit pas. Et quand il se comporte en prédateur avec sa belle nièce brune, il ne s'attend certes pas à ce que la situation lui échappe à ce point. Cela fait belle lurette que ce petit chaperon rouge n'a peur de rien et certainement pas du grand méchant loup. Nina prend son paquetage et fuit comme elle peut, à l'aveuglette. La voilà perdue dans une capitale qui lui est inconnue, dans un pays dont elle ne connait pas les codes. C'est loin d'être glorieux, ni rassurant, mais dans le fond, à ce premier homme, elle devra beaucoup. Là où elle aurait été contrainte de suivre une voie toute tracée par sa famille, la voilà livrée à elle-même, allant où la mènent ses pas, ses intuitions, se construisant au fil des aventures. Voyage initiatique stimulant, excitant, non dénué d'humour, où elle va apprendre non seulement qui sont tous ces Français, mais surtout qui elle est.
Au départ pourtant, la perspective n'est pas réjouissante. Où dormir sinon dans un foyer pour femmes paumées ? Comment s'alimenter, trouver du travail, quand on est une étrangère sans papiers ? Mais tous ces parcours de combattante vont s'émailler de hasards qui vont la bousculer, faire bifurquer ses pas… Un jour c'est une prof passionnante et atypique qui parle de choses qu'elle n'a jamais entendues (Dominique Blanc, précieuse qui n'a pas peur du ridicule)… Un autre jour c'est un certain Jean-Marc, bourré de charme et de pognon, qui la traite comme une princesse… Un autre encore, elle fraiera avec une bande de royalistes pas piqués des vers ! Puis comme elle ne s'encombre d'aucun préconçu, elle deviendra copine avec un étudiant communiste… Parcours chaotique et cocasse, mais qui ressemble à celui de tant de jeunes filles qui se cherchent et ne s'embarrassent pas de préjugés tant elles ont tout à découvrir. En fait, plus que l'instinct grégaire, l'amour ou tout autre sentiment, c'est la curiosité insatiable de Nina qui la dirige et la rend pétillante.
« Ce n'est pas un film autobiographique », dit la réalisatrice… mais il résonne trop juste pour n'avoir pas été en partie vécu. La rage de vivre jouissive de Lina est, on le devine, la même que celle de Danielle Arbid à son arrivée en France, et l'actrice principale lui ressemble, physiquement comme dans son désir d'émancipation. Décidément ces jolies pérégrinations initiatiques revigorent mieux qu'un voyage organisé en pays benoîtement exotique !

PS : de Danielle Arbid vous aviez pu voir Dans les champs de bataille (l'enfance au Liban) et Un homme perdu…


CGR (Draguignan) : dimanche 24 avril à 20h30


Merci Patron !
BELGICARéalisé par François RUFFIN
Documentaire France / Belgique 2015 1h30mn

Jocelyne et Serge Klur, ouvriers dans l’industrie textile depuis plus de trente ans, fabriquaient des costumes pour la marque Kenzo dans le nord de la France jusqu’à que leur usine soit délocalisée en Pologne. Désormais au chômage, criblés de dettes, ils risquent simplement de perdre leur maison. Bernard Arnaud est PDG du groupe LVMH. La firme est numéro un mondial du luxe grâce à son portefeuille de plus de soixante marques de prestige dont certaines sont plusieurs fois centenaires. « Groupe à caractère familial, LVMH a pour vocation d’assurer le développement à long terme de chacune de ses Maisons dans le respect de leur identité, leur héritage, leur savoir-faire. » Cette gentille phrase de présentation du groupe sur la page d’accueil de son site internet est située juste en deçà du petit compteur qui nous donne la valeur de l’action en temps réel… François Ruffin, vous connaissez sa voix de journaliste enquêteur dans l’émission Là-bas si j’y suis. Sensible aux sorts et causes des classes populaires aujourd’hui sous-représentées dans les médias mais toujours plus présentes dans la composition de la société française il est également le fondateur du journal de contre-désinformation Fakir que vous pouvez trouver dans tous les bons kiosques mais aussi et toujours à la caisse de votre ciné préféré.

À priori pas grand chose en commun entre ces trois protagonistes. Sauf que Les Klur travaillaient pour Kenzo, que Kenzo appartient au groupe LVMH et que Ruffin a une fâcheuse tendance à prendre fait et cause pour les valeureux travailleurs plutôt que pour les patrons de multinationales. Notre journaliste d’investigation s’invite donc à une assemblée générale du groupe LVMH et tente de prendre la parole. Sitôt monté sur l’estrade sitôt délogé, il semble difficile de croire que David puisse encore l’emporter sur Goliath. Mais il prend des forces, avale quelques petits fours, une rasade de champagne et fomente une action digne d’un Robin des bois des temps modernes, tendance carnavalesque. Du suspense donc, de l’émotion, de la franche rigolade, et même de l’espionnage sont au programme de ce thriller social qui semble s’inscrire, telle une nouvelle variante des pieds Nickelés version Picarde contre entreprise tentaculaire, dans la longue caravane des combats pour des causes désespérées mais qui, au final, nous conforte dans l’idée que, tel que le proclame Fakir à longueur de numéros : « À la fin, c’est nous qu’on va gagner ! » (Utopia)

CGR (Draguignan) : mercredi 20 à 17h30, jeudi 21 à 13h30, vendredi 22 à 20h, samedi 23 à 18h, lundi 25 à 20h15 et mardi 26 à 11h


Vendeur
Afficher l'image d'origineRéalisé par Sylvain DESCLOUS
France 2015
avec Gilbert Melki, Pio Marmai, Pascal Elso...

Les histoires de succession de père en fils ont souvent quelque chose d’un cercle vicieux. Plutôt que d’être le moment privilégié pour dresser le bilan d’une vie passée et poser les fondements sains d’une autre qu’il reste encore à vivre, le passage de relais d’une génération à l’autre prend des allures d’éternel recommencement. Les vieilles rancœurs familiales y refont surface. Au lieu d’apprendre des erreurs du père, le fils s’obstine à commettre les mêmes, à quelques mises à jour sociales près. C’est en tout cas ainsi que nous avons compris le propos de ce premier film poignant, qui ne se laisse pas submerger par l’amertume née des regrets.

Dans Vendeur, le réalisateur Sylvain Desclous dresse l’état des lieux dépourvu de certitudes d’un métier, qui use les hommes et les femmes qui le pratiquent, en échange de quelques brefs instants d’une supériorité trompeuse. Grâce à l’interprétation brillante de Gilbert Melki dans le rôle du père, cette histoire d’un naufrage programmé – à la fois dans le domaine privé et professionnel – dégage une forme de noblesse résignée. Celle-ci nous paraît infiniment plus précieuse que toutes les bonnes intentions de dénonciation de notre époque mercantile réunies. La gestion du rapport conflictuel entre le père adulé par tous et sa progéniture qui galère considérablement a parfois tendance à paraître schématique dans Vendeur. L’idéalisme de la jeunesse y essuie un échec après l’autre face au pragmatisme arrogant de la vieille garde, jusqu’à ce que Gérald adopte les mêmes armes truquées et fourbes que son père. Car aucune forme de rédemption n’est à espérer dans le cadre d’une profession dont la plus grande fierté découle du chiffre d’affaire individuel, acquis au bout de maintes ruses pour malmener la psychologie du client. Etre un bon commercial, cela ne s’apprend pas, puisque dans ce milieu aux codes stricts, il est autant question de foi et de soumission que dans une secte, qui chercherait à couper ses membres du monde réel pour mieux les manipuler. La reconnaissance au bout du tunnel a beau être dérisoire, la force d’attraction de l’argent facile prévaut sur d’éventuels scrupules moraux que le débutant cultive sans conviction, avant de se ranger du côté de la déchéance existentielle de l’exemple contradictoire que reste son père.

Serge appartient à cette race en voie de disparition de vieux lions, qui se montrent incapables de céder leur place d’ores et déjà convoitée par un troupeau de successeurs potentiels. A l’image de Randy Robinson, le vieux catcheur qui n’arrive pas à décrocher à temps dans The Wrestler de Darren Aronofsky, il mène une vie dédiée exclusivement à cette gloire fugace, qui se dérobe de plus en plus sous ses pieds. Derrière son apparence de séducteur né, en quête de sensations hédonistes avec tout ce que cela sous-entend en termes de handicap social pour s’impliquer en profondeur, c’est un homme plein de doutes, voire de regrets. Or, son style de vie nomade et les hautes sphères de la réussite qu’il a atteintes par lui-même le mettent à l’écart de tout échange sincère avec les autres. A l’exception de la prostituée que Sara Giraudeau interprète avec une candeur remarquable, la seule à ne pas se laisser intimider par les signes matériels et vocaux de son attitude de crâneur sophistiqué. La relation fragile entre ces deux prédateurs pourrait les sauver, l’un comme l’autre, s’ils ne dépendaient pas trop étroitement du statu quo artificiel de leurs professions respectives. En comparaison à ce feu d’artifice à peine contenu, le fils initialement trop sage que Pio Marmaï joue solidement fait presque pâle figure.

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Sylvain Desclous a trouvé la distance juste envers ses personnages, qui auraient aisément pu devenir des caricatures atroces. Même si le motif visuel récurrent du film de la voiture qui avance imperturbablement sur des routes anonymes est employé avec un peu trop de régularité, il symbolise parfaitement la solitude et le déracinement de Serge. Interprété magistralement par Gilbert Melki, ce personnage est le modèle parfait du père indigne, qui cherche à se racheter in extremis sans pour autant tirer du sursaut ultime de sa conscience paternelle une quelconque satisfaction.


CGR (Draguignan) : jeudi 21 à 20h en présence du réalisateur

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