Au(x) cinéma(s) du 8 au 14 avril

Entretoiles entretoiles Entretoiles
Bonjour à tous,

Nous entamons notre deuxième semaine de traversée du Désert !
Ce soir a eu lieu  l'Assemblée Générale extraordinaire où vous êtes venus relativement nombreux : nous avons pu lister et discuter des points qui vont nous permettre de nous reconstruire à côté de CGR. Les points liés au projet de réouverture de l'Eldo qui pour le moment  sont soumis à des rendez-vous avec les élus locaux et avec le Directeur d'un cinéma d'art et d'essai intéressé par notre projet, mais aussi les points liés au moment présent : la recherche d'une salle complémentaire, l'intensification de la communication, la mise à profit des Escapades Littéraires pour parler de nous puisque toute la programmation cinématographique nous est due,  le travail de réflexion avec le Pôle culturel Chabran, sans oublier la recherche d'un partenariat  plus abouti avec CGR, ce qui n'est pas gagné non plus...
Du travail et de l'espoir en perspective...
Cette semaine, nous avons choisi de vous présenter non seulement Le film proposé par CGR, mais aussi ceux qui sont proposés par les cinémas des alentours et qui valent le déplacement..
À Chabran, cette semaine, on nous propose Les Merveilles, un film intéressant qui a reçu le Grand prix du Festival de Cannes. On vous aurait bien proposé aussi American sniper de Clint Eastwood mais il est  en VF, on n'ose même pas ! Par contre ils programment Suite française, un beau film sur la guerre de 39-40, vue depuis un village bien français...
Alors, allons voir ailleurs aussi !
À Fréjus, au Vox, vous pourrez voir À trois, on y va, une histoire d'amour pas simple et pourtant un film "tout de fluidité et de grâce, porté par un trio d'acteurs au diapason " et Voyage en Chine, une belle histoire de voyage ailleurs et de voyage intérieur avec Yolande Moreau superbe dans son rôle...
À Lorgues, vous pourrez voir Selma, film fort sur l'histoire du droit des noirs, "un beau film tonifiant et émouvant".
À Sainte Maxime, vous aurez le plaisir de voir le très beau film de Benoit Jacquot Journal d'une femme de chambre sur les rapports de classe et l'extrémisme toujours vivace chez les plus fragiles
Et enfin à Salernes, un film fort et tragique sur un chemin de vie Still Alice...
Voilà ! Bonne semaine de cinéma !
Transférez à ceux qui sont intéressés (vos contacts peuvent envoyer un mail à entretoiles83@laposte.net s'ils veulent directement recevoir cette lettre).
Adhérez ! (Bulletin en bas aussi)


PROGRAMMATION DU 8 AU 14 AVRIL 2015

Les Merveilles
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Les Merveilles
Écrit et réalisé par Alice ROHRWACHER
Italie 2014 1h51mn VOSTF
avec Maria Alexandra Lungu, Alba Rorhwacher, Sam Louwyck, Sabine Timoteo, Monica Bellucci...
Le bonheur à part… entière. L'histoire commence dans la chaleur douce d'une fin d'été, dans la campagne italienne. Nous sommes dans un petit village d'Ombrie. La jeune Gelsomina, onze ans, y vit avec ses parents, ses trois sœurs, Coco l'amie de la famille, dans la ferme délabrée où ils produisent artisanalement le meilleur des miels, une vraie merveille… Ce film est un film d'amour. Celui de la réalisatrice pour toutes ces Italies qu'elle célèbre. L'Italie et ses merveilles, ses provinces, ses campagnes toutes si belles et singulières... lire la suite
CGR Chabran : mercredi 8 à 20h15 - jeudi 9 à 13h30 - vendredi 10 à 15h 45 - samedi 11 à 18h - dimanche 12 à 20h15 - lundi 13 à 18h - mardi 14 à 15h45
Suite Française
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Suite française
Réalisé par Saul DIBB
R.-U. / France / Belgique - 2015 - 1h47mn
avec Michelle Williams, Kristin Scott Thomas, Mathias Schœnnaerts, Lambert Wilson, Ruth Wilson, Sam Riley...
Scénario de Saul Dibb et Matt Charman, D’après le roman éponyme d’Irène Némirovsky – Prix Renaudot 2004
Été 1940 - C’est l’exode des Parisiens. Les habitants du village de Bussy viennent d’apprendre qu’ils vont devoir loger chez eux tout un bataillon allemand. Lucile Angellier (Michelle Williams), dont le mari a été fait prisonnier, a déjà fui Paris et trouvé refuge chez son austère belle-mère, Madame Angellier (Kristin Scott Thomas). Les deux femmes sont contraintes de loger un jeune officier allemand, Bruno von Falk (Matthias Schœnaerts). Cette cohabitation forcée va servir de catalyseur et conduire Lucile à réfléchir sur son mariage malheureux. Elle tombe peu à peu amoureuse de Bruno tout en affrontant les évènements que subit son pays... lire la suite
CGR Chabran : mercredi 8 :11h, 18h, 22h30 - jeudi 9 : 11h, 18h, 20h15, 22h30 - vendredi 10 11h, 13h30, 18h, 20h15, 22h30 - samedi 11 : 11h, 20h15, 22h30, - dimanche 12 : 18h, 20h15; 22h30 - lundi 13 1h, 13h30, 18h, 20h15, 22h30 - lundi 13 11h, 13h30, 18h, 20h15, 22h30 - mardi 14 11h, 13h30, 18h, 20h15
A trois on y va
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À trois, on y va
Réalisé par Jérôme BONNELL
France 2015 1h26mn
avec Anaïs Demoustier, Félix Moati, Sophie Verbeeck, Patrick d'Assumçao, Laure Calamy, Olivier Broche...
Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de s'installer dans une nouvelle maison, dans les faubourgs de Lille – ville extrêmement cinégénique –, et ils s'apprêtent à vivre un bonheur sans nuage, puisqu'ils sont amoureux. Et jeunes. Mélodie est jeune et avocate. Enthousiaste et débordée, sa candeur débutante lui vaut quelques désagréments avec des justiciables somme toute sympathiques mais pas forcément très clairs dans leur rapport à la vérité. Désagréments pour elle, hilarants moments pour nous ! On découvre assez vite que Charlotte, nonobstant son amour sincère pour Micha, a une laison avec Mélodie. Et on constate presqu'aussi rapidement que Micha est très attiré par Mélodie... et que cette attraction n'est pas à sens unique... lire la suite
Le Vox (Fréjus) : jeudi 9 à 15h et 20h45 et mardi 14 à 15 h
Voyage en Chine
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Voyage en Chine
Écrit et réalisé par Zoltan MAYER
France / Chine 2014 1h36mn
avec Yolande Moreau, Qu Jing Jing, Lin Dong Fu, Liu Ling Zi, Dong Qing, Yiling Yang, André Wilms...
Notre chère Yolande Moreau est une fois de plus magnifique. Elle est ici Liliane et dans les premières séquences on la sent comme absente, à côté d'elle-même, infirmière quinquagénaire fonctionnant en pilotage automatique, pas vraiment malheureuse mais pas non plus très épanouie dans son mariage avec Richard, son compagnon de toujours (comme d'habitude impeccable André Wilms). Et puis, au milieu d'une nuit pas plus insomniaque qu'une autre, le téléphone sonne, un de ces appels brefs qui vous réveillent et changent le cours de votre existence. Son fils unique Christophe vient de mourir accidentellement. Loin, très loin, au fin fond de la Chine, où il habitait depuis des années et où elle n'est jamais allée lui rendre visite. Pour couronner le tout, le corps ne peut être rapatrié que si un des parents se rend sur place... lire la suite
Le Vox (Fréjus) : mardi 14 à 18h30 et 20h45
Selma
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Selma
Réalisé par Ava DUVERNAY
USA 2014 2h02mn VOSTF
avec David Oyelowo, Tom Wilkinson, Carmen Ejogo, Giovanni Ribisi, Lorraine Toussaint, Tim Roth...
L'après-midi du 7 Mars 1965, à Selma, Alabama (voilà l'explication du titre du film), des policiers attaquent à coups de matraques, de clubs de golf et de gaz lacrymogène des manifestants pour les droits civiques, qui veulent marcher jusqu'à Montgomery pour réclamer le droit de vote pour les Noirs. Car si ce droit leur est en principe accordé, d'innombrables embûches rendent de facto impossible leur inscription sur les listes électorales. Parmi les marcheurs, Martin Luther King, fraîchement auréolé de son Prix Nobel de la Paix, veut essayer de faire pacifiquement bouger les lignes. Mais ce dimanche sera baptisé du triste nom de « Bloody Sunday » (un de plus…). La bataille est loin d'être gagnée... lire la suite
Le Cinéma (Lorgues) : Samedi 11 à 17h30, dimanche 12 à 18h et mardi 14 à 21h
Still Alice
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Still Alice
Écrit et réalisé par Richar GLATZER et Wash WESTMORELAND
USA 2014 1h39mn VOSTF
avec Julianne Moore, Alec Baldwin, Kristen Stewart, Kate Bosworth, Shane McRae...
D'après le roman de Lisa Genova
Alice est une belle quinquagénaire à qui tout sourit. Alice Howland, brillante professeure de linguistique à l'université de Columbia, enseigne la cognition des jeunes enfants. Elle mène une existence heureuse avec son mari aimant et ses trois enfants. Et puis, lors d'une conférence, elle se retrouve à buter bêtement sur quelques phrases de son intervention qu'elle connaît pourtant sur le bout des doigts. Coup de fatigue ? Stress ? Mais quelques jours plus tard, alors qu'elle fait son jogging matinal à proximité de l'université où elle se rend tous les jours, tout devient flou, elle est désemparée et ne reconnait plus les lieux. Peu après le verdict du neurologiste tombe : Alice est atteinte d'une forme précoce d'Alhzeimer. Pour elle dont l'activité intellectuelle et le langage sont le cœur de sa vie, le monde s'effondre. Car se pose la terrible question : combien de temps encore Alice, personnalité si complexe et subtile, sera-t-elle encore Alice ?... lire la suite
La Tomette (Salernes) : mercredi 8 à 20h30, vendredi 10 à 18h et dimanche 12 à 20h30
Cinémas Pagnol (Sainte-Maxime) : vendredi 10 à 15h30, dimanche 12 à 19h15, lundi 13 à 21h15
Journal d’une femme de chambre
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Journal d’une femme de chambre
Réalisé par Benoît JACQUOT
France 2015 1h35mn
avec Léa Seydoux, Vincent Lindon, Vincent Lacoste, Clotilde Mollet, Hervé Pierre, Patrick d'Assumçao, Rosette...
Scénario de Benoît Jacquot et Hélène Zimmer, d'après le roman d'Octave Mirbeau
Le 14 Septembre 1898, Célestine, jeune soubrette au minois charmant, la langue bien pendue et l'esprit vif, arrive dans sa nouvelle place. C'est sa douzième en deux ans ! « Faut-il que les maîtres soient difficiles à servir maintenant… C'est à ne pas croire ! » Elle, la Parisienne jusqu'au bout des bottines, se retrouve au Mesnil-Roy, un bled normand paumé, dans la maison des Lanlaire, un couple de bourgeois racornis, aussi ridicules que leur nom, où elle va devoir supporter la maniaquerie perverse et insultante de Madame Euphrasie – « Euphrasie ! Je vous demande un peu… » – et repousser les avances de Monsieur Isidore, un libidineux frustré qui ne pense qu'à la tripoter dès que sa marâtre a le dos tourné… Tout ça sous le regard impénétrable de Joseph, l'énigmatique jardinier de la propriété, pour qui elle ne va pas tarder à éprouver une véritable fascination... lire la suite
Cinémas Pagnol (Sainte-Maxime) : mercredi 8 à 19h25, jeudi 9 à13h40 et 17h30 - vendredi 10 à 13h40 et 19 h25 - samedi 11 à 19h25 - dimanche 12 à 17h30 - lundi 13 à 13h40 et 17h30 - mardi 14 à 13h40 et 19h25



Et si vous voulez en savoir un peu plus...

Les Merveilles
LES MERVEILLESÉcrit et réalisé par Alice ROHRWACHER
Italie 2014 1h51mn VOSTF
avec Maria Alexandra Lungu, Alba Rorhwacher, Sam Louwyck, Sabine Timoteo, Monica Bellucci...
Grand Prix, Festival de Cannes 2014

Le bonheur à part… entière. L'histoire commence dans la chaleur douce d'une fin d'été, dans la campagne italienne. Nous sommes dans un petit village d'Ombrie. La jeune Gelsomina, onze ans, y vit avec ses parents, ses trois sœurs, Coco l'amie de la famille, dans la ferme délabrée où ils produisent artisanalement le meilleur des miels, une vraie merveille… Ce film est un film d'amour. Celui de la réalisatrice pour toutes ces Italies qu'elle célèbre. L'Italie et ses merveilles, ses provinces, ses campagnes toutes si belles et singulières.
C'est une histoire un peu sortie du réel, hors du temps. Cette famille vit à bonne distance de ses premiers voisins, éloignée du monde et de ses démons par le père, plein de tourments retenus, enfermé dans ses idéaux, à la fois lucide et un peu fou. Hors du temps cette maison l'est aussi, des pièces insalubres et récentes se répondent, en constituent l'ossature. Au cœur de son décor et de action, cette maison sibylline cristalliserait presque le propos du film. Le monde qui avance, celui qui se retient, les interrogations, la lucidité, les envies d'ailleurs d'une jeune fille et le temps retenu de ses parents. Un personnage en soi immobile, autour duquel vivent, se croisent, se contournent, et s’enlacent souvent tous les membres de cette famille si singulière. Le miel qu'ils produisent les colle, les attache, les englue peut-être parfois. Mais c'est leur force, il sont une famille-tribu, viscérale, fusionnelle. Le corps parle ici beaucoup, et les gestes. Les corps s'embrassent, courent, se couchent, se détendent, jouent avec les éléments, l'eau, la boue, la faune. Les abeilles courent sur le visage de l'enfant. Un chameau apparaît soudain… la famille s'endort blottie sous les étoiles.

L'histoire de cette famille va être traversée par deux événements imprévus qui vont l'obliger à effectuer un léger pas de côté dans son cheminement : Martin, jeune délinquant, arrive pour quelques temps à la ferme dans le cadre d'un programme de réinsertion, tandis que l'équipe de l'émission de télé-réalité « Les villages des merveilles » vient investir la région. La présentatrice de ce programme désuet est incarnée par une Monica Bellucci mi déesse, mi fée, icône toute d'or et de perles vêtue. La scène de tournage de l'émission venue à la rencontre des artisans du coin et de leurs merveilles se déroule dans une grotte, chaque producteur se retrouve en costume traditionnel, moment irréel et futile, plein de projections et de fantasmes de ce qui reste de l'enchantement du monde, et de ce qu'on voudrait nous en présenter. Gelsomina devient le trait d'union entre ces deux univers inconciliables. C'est elle qui inscrit sa petite communauté à ce concours, comme une porte ouverte vers un ailleurs possible…

Sans jugement sur la dichotomie de ces mondes qui se racontent sans se rencontrer vraiment, le film d'Alice Rohrwacher est extraordinairement lumineux dans sa force à témoigner de l'intime. On oscille entre fiction, chronique sociale, film onirique, envoûtés par la qualité des images tournées en super16 qui incarnent les corps et subliment les espaces. Nous garderons longtemps en mémoire la présence généreuse et le visage solaire de la jeune actrice principale, Maria Alexandra Lungu. Elle porte le film comme elle semble porter sa famille, lucide, pleine de retenue et de respect filial.
Les Merveilles était en compétition au dernier Festival de Cannes et a reçu un Grand Prix inattendu mais bien mérité (on avait déjà beaucoup aimé le premier film de la réalisatrice, Corpo celeste, en 2011). (Utopia)

CGR Chabran : mercredi 8 à 20h15 - jeudi 9 à 13h30 - vendredi 10 à 15h 45 - samedi 11 à 18h - dimanche 12 à 20h15 - lundi 13 à 18h - mardi 14 à 15h45

 


Suite française
SUITE FRANÇAISERéalisé par Saul DIBB
R.-U. / France / Belgique 2015 1h47mn
avec Michelle Williams, Kristin Scott Thomas, Mathias Schœnnaerts, Lambert Wilson, Ruth Wilson, Sam Riley...
Scénario de Saul Dibb et Matt Charman, D’après le roman éponyme d’Irène Némirovsky – Prix Renaudot 2004

Été 1940 - C’est l’exode des Parisiens. Les habitants du village de Bussy viennent d’apprendre qu’ils vont devoir loger chez eux tout un bataillon allemand. Lucile Angellier (Michelle Williams), dont le mari a été fait prisonnier, a déjà fui Paris et trouvé refuge chez son austère belle-mère, Madame Angellier (Kristin Scott Thomas). Les deux femmes sont contraintes de loger un jeune officier allemand, Bruno von Falk (Matthias Schœnaerts). Cette cohabitation forcée va servir de catalyseur et conduire Lucile à réfléchir sur son mariage malheureux. Elle tombe peu à peu amoureuse de Bruno tout en affrontant les évènements que subit son pays.

Suite Française est du beau travail d’orchestre où chacun joue merveilleusement bien sa partition, des costumiers aux comédiens, du compositeur au chef opérateur, du scénariste à l’accessoiriste en passant bien entendu par le réalisateur Saul Dibb, qui rend justice aux écrits d’Irène Némirovsky et à la finesse avec laquelle elle aura raconté un pan de la guerre et particulièrement du point de vue des femmes.
Suite Française surprend par l’ampleur du panorama qu’il offre du début de la guerre. Le film montre pourtant des choses que l’on a été habitué à voir à l’écran. Pourtant, on se retrouve bien vite captivé par ce récit œuvrant à la fois dans le drame et la romance, et qui a cet atout indéniable de ne jamais en faire ni trop ni pas assez, avec une incroyable justesse. Suite Française c’est aussi un casting impressionnant avec Michelle Williams qui confirme tout le bien que l’on pense d’elle ou Matthias Schoenaerts qui n’a de cesse d’impressionner de rôle en rôle, en passant par Kristin Scott Thomas impeccable en belle-mère rigide ou Lambert Wilson en maire couard dont la trajectoire sera l’une des plus belles et des plus fortes.
Par les destins de ces personnages dessinant le microcosme qu’était un village français banal pendant la guerre, le cinéaste dresse un portrait complet montrant toutes les facettes de la guerre qu’il pénètre ou esquisse, sans jamais se noyer dans la vaste étendue de son sujet.

Avec subtilité et élégance, que ce soit dans la beauté comme dans le tragique, Suite Françaiseest une belle réussite qui brasse tout l’héritage d’un certain classicisme et qui impressionne par sa précision et son souci du détail, évoquant derrière sa passion romanesque contrainte, la question juive, l’exode, la peur, la résistance, les bombes, l’occupation en général et celles des domiciles (thématique délicate après le définitif Le Silence de la Mer de Melville), les relations qui se nouent et se dénouent, les lettres de dénonciations vis-à-vis des juifs mais également entre voisins (un sujet de honte trop rarement abordés)… Tout cela fait de Suite Française une surprise inattendue. (Nicolas Rieux, mondocine.net)

CGR Chabran : mercredi 8 :11h, 18h, 22h30 - jeudi 9 : 11h, 18h, 20h15, 22h30 - vendredi 10 11h, 13h30, 18h, 20h15, 22h30 - samedi 11 : 11h, 20h15, 22h30, - dimanche 12 : 18h, 20h15; 22h30 - lundi 13 1h, 13h30, 18h 20h15, 22h30 - lundi 13 11h, 13h30, 18h, 20h15, 22h30 - mardi 14 11h, 13h30, 18h, 20h15

 


À trois, on y va
À TROIS, ON Y VARéalisé par Jérôme BONNELL
France 2015 1h26mn
avec Anaïs Demoustier, Félix Moati, Sophie Verbeeck, Patrick d'Assumçao, Laure Calamy, Olivier Broche...

Quoi de neuf ? L'amour ! Jérôme Bonnell prouve qu'on peut encore charmer, émouvoir, surprendre avec une histoire de trio amoureux. Tout comme il nous avait emballés il y a tout juste deux ans avec la rencontre de deux inconnus dans un train : c'était Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne, c'était Le Temps de l'aventure. Bonnell a un vrai talent pour saisir les sentiments dans ce qu'ils ont de plus authentique, de plus instinctif, de plus évident. Un vrai talent pour faire vivre des personnages justes, crédibles, attachants jusque dans leurs faiblesses et leurs contradictions. Des personnages à qui il donne une vraie liberté de mouvement, une vraie possibilité d'évoluer et de nous surprendre, hors de tout a priori et de tout jugement moral : « Je me fiche du bien et du mal. Surtout dans un film sur le mensonge amoureux. L’essentiel pour moi est d’accepter des personnages tels qu’ils se comportent. De les aimer tout le temps et malgré tout, de ne jamais les abandonner, ni les juger. »

Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de s'installer dans une nouvelle maison, dans les faubourgs de Lille – ville extrêmement cinégénique –, et ils s'apprêtent à vivre un bonheur sans nuage, puisqu'ils sont amoureux. Et jeunes. Mélodie est jeune et avocate. Enthousiaste et débordée, sa candeur débutante lui vaut quelques désagréments avec des justiciables somme toute sympathiques mais pas forcément très clairs dans leur rapport à la vérité. Désagréments pour elle, hilarants moments pour nous !
On découvre assez vite que Charlotte, nonobstant son amour sincère pour Micha, a une laison avec Mélodie. Et on constate presqu'aussi rapidement que Micha est très attiré par Mélodie... et que cette attraction n'est pas à sens unique. Entre marivaudage subtil et burlesque à la presque Feydeau – désopilante séquence qui voit Mélodie se réfugier presque nue sur les toits – se tisse ainsi une comédie de l'amour et du mensonge, double amour et double mensonge, qui évite à merveille le graveleux et le conformisme grâce à sa légereté de ton, à son élégance de facture et à sa liberté de pensée : on sent bien qu'il ne s'agit pas une seconde d'une banale histoire d'adultère ou de jalousie, mais d'une tentative d'envisager les relations amoureuses de manière ouverte et bienveillante, d'une exploration gourmande des chemins buissonniers vers l'épanouissement et l'harmonie : « Cette histoire serait comme un fantasme, puisqu’on y éprouverait la liberté de dépasser tous les maux qui altèrent l’amour : mensonge, trahison, tristesse, jalousie... Faire naître de la paix là où d’ordinaire surgit le conflit. Une sorte de rêve d’amour humaniste... »
La grande réussite de Jérôme Bonnell, c'est de ne jamais se montrer théorique ou psychologisant, c'est de transmettre ses idées sur l'amour et ses variations à travers des situations de comédie, à travers les actions et les réactions des personnages. Ça donne un film en mouvement, tout de fluidité et de grâce, porté par un trio d'acteurs au diapason : Anaïs Demoustier, Félix Moati et Sophie Verbeeck ont la grâce, eux aussi.

Le Vox (Fréjus) : jeudi 9 à 15h et 20h45 et mardi 14 à 15 h

 



Voyage en Chine
VOYAGE EN CHINEÉcrit et réalisé par Zoltan MAYER
France / Chine 2014 1h36mn
avec Yolande Moreau, Qu Jing Jing, Lin Dong Fu, Liu Ling Zi, Dong Qing, Yiling Yang, André Wilms...

Notre chère Yolande Moreau est une fois de plus magnifique dans ce très chouette film, premier long métrage de Zoltan Mayer, remarqué jusqu'ici pour son travail de photographe – qui lui a sans doute bien servi pour composer les images magnifiques de ce Voyage en chine. Elle est ici Liliane et dans les premières séquences on la sent comme absente, à côté d'elle-même, infirmière quinquagénaire fonctionnant en pilotage automatique, pas vraiment malheureuse mais pas non plus très épanouie dans son mariage avec Richard, son compagnon de toujours (comme d'habitude impeccable André Wilms). Si elle prenait le temps, si elle courait le risque de faire une pause, de regarder en arrière, elle en conclurait sans doute qu'elle est un peu passée à côté de sa vie. Mais pas de quoi en faire un plat…

Et puis, au milieu d'une nuit pas plus insomniaque qu'une autre, le téléphone sonne, un de ces appels brefs qui vous réveillent et changent le cours de votre existence. Son fils unique Christophe vient de mourir accidentellement. Loin, très loin, au fin fond de la Chine, où il habitait depuis des années et où elle n'est jamais allée lui rendre visite. Pour couronner le tout, le corps ne peut être rapatrié que si un des parents se rend sur place. Sur un coup de tête, Liliane décide d'y aller seule, elle qui n'a jamais été une grande voyageuse intercontinentale… Et la voilà, sans connaître un mot de vocabulaire chinois et en baragouinant un anglais plus qu'approximatif, qui s'embarque pour la Chine, d'abord perdue dans la tentaculaire Shanghaï puis se dirigeant jusqu'à un petit village des montagnes du Sichuan, cette région luxuriante du centre de la Chine, pas très loin des confins himalayens.

C'est d'abord le voyage géographique qui séduit, on ouvre de grands yeux, on s'étonne de chaque détail en même temps que notre héroïne… et en parallèle on est profondément touché par le voyage intérieur qu'entame Liliane : au fur et à mesure qu'elle découvre ce qui faisait la vie de son fils dans ce pays du bout du monde, au fil des rencontres avec la femme qu'il aimait, avec les gens qu'il côtoyait, elle renoue avec lui les liens qui s'étaient rompus… Il y a en particulier cette scène superbe et puissamment évocatrice : Liliane, errant dans le village, entend soudain les échos d'une chanson de Jacques Brel, elle se laisse guider par la musique et arrive jusqu'à une petite cour où un groupe de jeunes gens s'est réuni pour fêter entre amis son fils disparu… Zoltan Mayer filme amoureusement les forêts de bambous où semble flotter l'esprit de Christophe, il traduit de manière très sensible la spiritualité qui se dégage des célébrations taoïstes, et on se met en même temps que Liliane à s'attacher à cette terre belle et hospitalière, à ces gens simples, d'une générosité sans égale, qui savent être drôles et élégants comme la splendide petite amie de Christophe ou la logeuse facétieuse, alter ego chinoise de Liliane.

Le Vox (Fréjus) : mardi 14 à 18h30 et 20h45

 


Selma
SELMARéalisé par Ava DuVERNAY
USA 2014 2h02mn VOSTF
avec David Oyelowo, Tom Wilkinson, Carmen Ejogo, Giovanni Ribisi, Lorraine Toussaint, Tim Roth...

L'après-midi du 7 Mars 1965, à Selma, Alabama (voilà l'explication du titre du film), des policiers attaquent à coups de matraques, de clubs de golf et de gaz lacrymogène des manifestants pour les droits civiques, qui veulent marcher jusqu'à Montgomery pour réclamer le droit de vote pour les Noirs. Car si ce droit leur est en principe accordé, d'innombrables embûches rendent de facto impossible leur inscription sur les listes électorales. Parmi les marcheurs, Martin Luther King, fraîchement auréolé de son Prix Nobel de la Paix, veut essayer de faire pacifiquement bouger les lignes. Mais ce dimanche sera baptisé du triste nom de « Bloody Sunday » (un de plus…). La bataille est loin d'être gagnée…

Selma va nous livrer le fil des événements qui mèneront à l'introduction du « Voting Rights Act » par le président Lyndon B. Johnson… fortement poussé aux fesses par ces impressionnants mouvements pour les droits civiques. Ava DuVernay a extirpé de souvenirs lissés par la légende un matériau brut, pour toucher au plus près la réalité politique et sociale américaine du milieu des années soixante : courage et lâcheté s'affrontent, l'idéalisme s'appuie sur d'intenses manœuvres politiques, les coalitions se forment, les rapports de force s'installent.

En nous montrant ainsi les coulisses et l'intensité des jeux politiques, au sens noble – encore que parfois moins – du terme,Selma s'inscrit dans la droite ligne du Lincoln de Spielberg : il s'agit de rendre l'Histoire vivante, aussi incertaine, tragique et passionnante que si elle se déroulait au présent. La réalisatrice a choisi de s'en tenir au cadre restreint de quelques mois de l'année 1965 mais elle ne se prive ce faisant ni d'ambition ni d'ampleur, bien au contraire. Tendu et captivant, Selma est truffé de personnages fascinants et se consacre au portrait de tout un mouvement plutôt qu'à l'hagiographie d'un homme providentiel.
Martin Luther King est bien sûr très présent à l'écran, à travers son parcours politique autant que dans sa vie privée (il est sous la surveillance constante du FBI et Hoover veut politiquement sa peau). Mais le film s'intéresse moins à réaffirmer sa grandeur qu'à comprendre son origine et ses limites, à restaurer sa dimension humaine. David Oyelowo interprète avec passion le pasteur, transmet parfaitement sa ténacité et sa dignité, mais aussi ses traits d'humour, ses doutes et ses faiblesses.

Le récit accorde autant de place aux hommes de pouvoir et à leurs stratégies qu'aux femmes et aux hommes de terrain prêts à défiler et à défiler encore, à Selma ou ailleurs. Car il s'agit bien de montrer que le Docteur King travaille au service du mouvement et non l'inverse, entouré de fortes figures qui toutes jouent un rôle capital dans ce combat pour la démocratie : son épouse Coretta Scott King et tous ceux qui portent des noms moins connus, les Amelia Boynton, Bayard Rustin, Fred Gray et bien d'autres… Un beau film tonifiant et émouvant, qui réinvestit le passé sans oublier jamais le présent : aux Etats-Unis comme ailleurs, il est loin d'être égalitaire. (Le journal des Grignoux, Liège)

Le Cinéma (Lorgues) : samedi 11 à 17h30, dimanche 12 à 18h et mardi 14 à 21h




Still Alice
STILL ALICEÉcrit et réalisé par Richar GLATZER et Wash WESTMORELAND
USA 2014 1h39mn VOSTF
avec Julianne Moore, Alec Baldwin, Kristen Stewart, Kate Bosworth, Shane McRae...
D'après le roman de Lisa Genova

Pour son rôle d'Alice dans ce film aussi bouleversant qu'intelligent, on la donne grande favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice, qui lui a très injustement échappé à plusieurs reprises. Après une heure et demie d'une performance incroyable, le cœur passé à la lessiveuse, on doit bien reconnaître que la performance de la sublime Julianne Moore (déjà primée l'an dernier à Cannes avec Maps to the stars de Cronenberg) mérite haut la main la statuette en or massif.
Elle ici une belle (forcément) quinquagénaire à qui tout sourit. Alice Howland, brillante professeure de linguistique à l'université de Columbia, enseigne la cognition des jeunes enfants. Elle mène une existence saine et heureuse dans le quartier huppé de Upper West Side avec son mari aimant, lui même professeur reconnu de physique, et ils ont trois enfants formidables. Seule ombre, légère, au tableau : l'inquiétude qu'Alice ne peut pas s'empêcher d'éprouver pour sa fille cadette Lydia (Kirsten Stewart), qui mène l'existence erratique et bohème d'une jeune comédienne de théâtre.

Et puis, lors d'une conférence devant des étudiants, elle se retrouve à buter bêtement sur quelques phrases de son intervention qu'elle connaît pourtant sur le bout des doigts. Coup de fatigue ? Stress ? Mais quelques jours plus tard, alors qu'elle fait son jogging matinal à proximité de l'université où elle se rend tous les jours, tout devient flou, elle est désemparée et ne reconnait plus les lieux. Peu après le verdict du neurologiste tombe : Alice est atteinte d'une forme précoce d'Alhzeimer, forme qui de surcroit s'annonce rapidement évolutive, d'autant justement qu'Alice est une femme intelligente et cultivée. Pour elle dont l'activité intellectuelle et le langage sont le cœur de sa vie, le monde s'effondre. Car se pose la terrible question : combien de temps encore Alice, personnalité si complexe et subtile, sera-t-elle encore Alice ? Qu'est ce qui nous conserve notre identité quand une partie de notre esprit s'effiloche inexorablement ?
Après la réaction de stupeur – qui frappe aussi tout le monde autour d'elle – , Alice va se battre pour ralentir l'avancée de la maladie grâce à plein d'astuces : jeux de mémoire sur son téléphone, mots à mémoriser sur l'ardoise de sa cuisine, petits billets disséminés dans la maison, tutorials enregistrés sur son ordinateur… Le récit, tout en subtilité, raconte le combat d'Alice et le désarroi de ses proches en évitant tous les écueils : pas de sentimentalisme forcé ni de complaisance faussement pudique, car la maladie est forcément faite de moments terribles, comme celui où Alice cherche désespérément les toilettes dans sa maison de vacances qu'elle connait depuis des décennies…
Il y a aussi des moments magiques de beauté comme cette scène merveilleuse dans laquelle Alice, déjà très malade, fait une intervention poignante devant d'autres patients atteints d'Alzheimer et leurs proches, et on la voit surligner au fur et à mesure ses phrases pour ne pas les répéter…

Répétons le une dernière fois : Julianne Moore est extraordinaire, multiple, changeante, entre espoir et désespoir, dignité et lâcher prise, son visage de plus en plus perdu traduit de manière bouleversante la progression de la maladie. Et n'oublions pas ses partenaires, remarquables eux aussi, notamment Alec Baldwin et Kirsten Stewart (elle est aussi bien que dans Sils Maria). (Utopia)

La Tomette (Salernes) : mercredi 8 à 20h30, vendredi 10 à 18h et dimanche 12 à 20h30
Cinémas Pagnol (Sainte-Maxime) : vendredi 10 à 15h30, dimanche 12 à 19h15, lundi 13 à 21h15

 


Journal d'une femme de chambre
JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRERéalisé par Benoît JACQUOT
France 2015 1h35mn
avec Léa Seydoux, Vincent Lindon, Vincent Lacoste, Clotilde Mollet, Hervé Pierre, Patrick d'Assumçao, Rosette...
Scénario de Benoît Jacquot et Hélène Zimmer, d'après le roman d'Octave Mirbeau

Le 14 Septembre 1898, Célestine, jeune soubrette au minois charmant, la langue bien pendue et l'esprit vif, arrive dans sa nouvelle place. C'est sa douzième en deux ans ! « Faut-il que les maîtres soient difficiles à servir maintenant… C'est à ne pas croire ! » Elle, la Parisienne jusqu'au bout des bottines, se retrouve au Mesnil-Roy, un bled normand paumé, dans la maison des Lanlaire, un couple de bourgeois racornis, aussi ridicules que leur nom, où elle va devoir supporter la maniaquerie perverse et insultante de Madame Euphrasie – « Euphrasie ! Je vous demande un peu… » – et repousser les avances de Monsieur Isidore, un libidineux frustré qui ne pense qu'à la tripoter dès que sa marâtre a le dos tourné… Tout ça sous le regard impénétrable de Joseph, l'énigmatique jardinier de la propriété, pour qui elle ne va pas tarder à éprouver une véritable fascination…

Célestine tient scrupuleusement son journal, dans lequel elle note tous les menus événements du quotidien, tous les travers et les turpitudes de ses patrons présents et passés. L'occasion d'une peinture au vitriol de la bourgeoisie française de l'époque, de sa mesquinerie, de son étroitesse d'esprit… Mais pas d'angélisme, pas d'illusion, pas de grand soir à attendre : la domesticité n'a guère plus de morale que ses maîtres, et la mutine Célestine saura se montrer plus calculatrice, plus retorse, plus cruelle que les pathétiques Lanlaire, tralalère… « Un domestique, ce n’est pas un être normal, un être social… C’est quelqu’un de disparate, fabriqué de pièces et de morceaux qui ne peuvent s’ajuster l’un dans l’autre, se juxtaposer l’un à l’autre… C’est quelque chose de pire : un monstrueux hybride humain… Il n’est plus du peuple, d’où il sort ; il n’est pas, non plus, de la bourgeoisie où il vit et où il tend… Du peuple qu’il a renié, il a perdu le sang généreux et la force naïve… De la bourgeoisie, il a gagné les vices honteux, sans avoir pu acquérir les moyens de les satisfaire… et les sentiments vils, les lâches peurs, les criminels appétits, sans le décor, et, par conséquent, sans l’excuse de la richesse… »

Après Jean Renoir et Luis Buñuel – excusez du peu – Benoît Jacquot s'attaque à l'adaptation du Journal d'une femme de chambre, roman le plus célèbre de l'inclassable furieux qu'était Octave Mirbeau. Il choisit de revenir à la lettre du texte et en restitue toute la violence sociale et culturelle, toute la noirceur. Et il offre un rôle en or à Léa Seydoux, qui confirme son exceptionnel talent, sa capacité à aborder tous les registres, à endosser tous les costumes (rappelez-vous : elle était déjà formidable dans Les Adieux à la reine, du même Jacquot, disponible en Vidéo en Poche). Elle dégage ici une force rageuse que n'atténue pas, bien au contraire, une sensualité, un érotisme plus subi que voulu.

Cinémas Pagnol (Sainte-Maxime) : mercredi 8 à 19h25, jeudi 9 à13h40 et 17h30 - vendredi 10 à 13h40 et 19 h25 - samedi 11 à 19h25 - dimanche 12 à 17h30 - lundi 13 à 13h40 et 17h30 - mardi 14 à 13h40 et 19h25


Pour adhérer il faut remplir le coupon ci-dessous après l'avoir imprimé, en l'envoyant à :
Edith Cantu
358 chemin du peyrard
83300 Draguignan

accompagné d'un chèque de 15 € à l'ordre de l'association Entre Toiles et d'une enveloppe timbrée à votre adresse.

Vous recevrez une carte d'adhérent qui vous donnera droit au tarif de 4 € 90 d'entrée au cinéma, sauf pour les films qui seront en sortie nationale qui resteront au tarif ordinaire.

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