Au(x) cinéma(s) du 20 au 26 septembre 2017

Entretoiles entretoiles Entretoiles
Bonjour à tous !

Tout d’abord un petit rappel de la soirée organisée le  dimanche 24 au CGR  à 20h30 avec le film  : Une femme fantastique de Sébastian Lelio qui a recu un Ours d’or à Berlin.
Le 8 octobre Entretoiles vous proposera une soirée avec Petit Paysan et Gabriel et La Montagne (sous réserve), et enfin le 15 octobre une séance à film unique avec 120 Battements Par Minute. Au cine-club au  CGR cette semaine  en VF I Am Not Your Negro un film de Raoul Peck  qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies.

A Lorgues une film espagnol  Que Dios Nos Perdone, un thriller haletant glauque et très violent. A Cotignac Barbara pour les fans de la chanteuse disparue.

A Cotignac Un vent de liberté film iranien qui séduit par son écriture très fine, précise, et par la qualité de ses acteurs.
Enfin au Vox outre les mêmes films que la semaine dernière Faute d'amour un film russe du réalisateur de Léviathan, qui a remporté le prix du Jury au dernier festival de cannes.
 
Nous vous rappelons comme toujours que les adhérents Entretoiles bénéficient  du tarif réduit à 4€90 au CGR  pour les films ciné clubs et à 6 € au Vox de Fréjus pour tous les films sur présentation de leur carte. (Le parking est gratuit après 18h au Vox).

Profitez  bien de cette belle semaine : allez au cinéma !

Et comme toujours, on vous le redit : transférez, adhérez, renouvelez (bulletin ci-dessous), demandez à recevoir cette lettre si vous ne l'avez pas directement dans votre boîte (à entretoiles83@laposte.net, et même si vous n'adhérez pas!)

PROGRAMMATION DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2017
Affiche
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I Am Not Your Negro
Réalisé par Raoul PECK
Documentaire France / USA 2016 1h33mn VOSTF
Écrit par James Baldwin et Raoul Peck. Texte dit par Samuel L. Jackson
« Les détails et symboles de ta vie ont été construits selon un plan délibéré, destiné à t’amener à croire ce que les Blancs disent de toi. Tâche, s’il te plaît, de te souvenir que ce qu’ils croient, de même que ce qu’ils te font et t’obligent à supporter ne porte pas témoignage de ton infériorité mais de leur cruauté et de leur peur ». Il est plus que jamais indispensable d'écouter la parole, de lire les mots de l'écrivain afro-américain James Baldwin (1924-1987), qui sont la chair et l'âme de ce magnifique documentaire réalisé de main de maître par le cinéaste haïtien Raoul Peck. Un film qui évoque l'Histoire américaine à travers le destin tragique de trois leaders incontestés de la lutte des Noirs : Medgar Evers, mort assassiné le 12 juin 1963. Malcolm X, mort assassiné le 21 février 1965. Martin Luther King Jr, mort assassiné le 4 avril 1968... lire la suite
CGR en ciné-club : Mer 20 et sam 23 / 17h50, jeu 21 /19h50, ven 22/ 15h30, lun 25 /20h, mar 26/13h50
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Une femme fantastique
Réalisé par  Sebastian LELIO
Chili 2017 1h44mn VOSTF
avec Daniele Vega, Francisco Reyes, Luis Gnecco, Aline Küppenheim, Nicolas Saavedra, Sergio Hernandez...
Ours d'argent du Meilleur scénario, Festival de Berlin 2017.
Elle est d'une beauté particulière. On ne sait même pas dire si elle est vraiment belle, mais ce qui est sûr c'est qu'elle accroche le regard et le retient, probablement parce qu'émane d'elle un charme singulier, une sorte de présence intense et vaguement mélancolique qui interpelle : on sait d'emblée qu'elle n'est pas banale. Marina chante dans un bar, là encore sans qu'on sache pourquoi on est sensible à cette voix un poil imparfaite et pourtant superbe. Un homme, la cinquantaine, d'une belle élégance avec ses lunettes et ses cheveux grisonnants, s'approche, un verre à la main, pour l'écouter. On comprend vite quand leurs regards s'accrochent que ces deux-là ne sont pas des inconnus l'un pour l'autre. Il l'attend. C'est l'anniversaire de Marina et dans le resto asiatique où elle souffle les bougies de ses vingt sept ans, la promesse d'un séjour de rêve vaut déclaration d'amour : il s'appelle Orlando, a sans doute eu une vie avant elle et a largué les amarres, emporté par des sentiments dont le tumulte n'a rien à envier à celui des chutes vertigineuses où il a prévu de l'emmener en guise de cadeau. Et puis la vie… lire la suite
CGR : Soirée Entretoiles dimanche 24 à 20h
Affiche
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120 Battements Par Minute
Réalisé par Robin CAMPILLO
France 2017 2h20mn
avec Adèle Haenel, Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Antoine Reinartz, Felix Maritaud, Mehdi Touré, Aloïse Sauvage, Simon Bourgade...
Scénario de Robin Campillo et Philippe Mangeot. Festival de Cannes 2017 : Grand Prix et Prix de la Critique internationale.
C'est un film à la fois énergique et bouleversant qui raconte – sachant que le réalisateur et le co-scénariste furent partie prenante de l'histoire – ce que fut l'aventure d'Act-Up, cette association née au début des années 1990 pour défendre les droits et la visibilité des personnes atteintes du virus du Sida. L'aventure intense d'une bande de jeunes garçons et filles tous unis contre une maladie mortelle inconnue, apparue à la fin des années 80 et qui devait décimer en une décennie toute une partie de la communauté homosexuelle mais aussi des populations marginalisées (toxicomanes, prostitué(e)s, personnes incarcérées). Les militants d'Act-Up (et le film par capillarité) n'étaient ni larmoyants ni tristes (même si les décès réguliers de leurs compagnons les affectaient), mais bien au contraire combattaient et souhaitaient continuer à danser, faire la fête et aimer... lire la suite
LORGUES : jeu 21 et sam 23/18h, ven 22 et dim 24/ 20h30, mer 20/ 21h, ven 22/ 16h30, sam 23/ 21h, lun 25 /21h
SALERNES : jeu 21 et sam 23/18h, ven 22 et dim 24/ 20h30
LE LUC : Mer 20/ 20h30, jeu21 /13h30, dim 24 18h30
LE VOX : Jeu 21/15h35, sam 23 /13h50, mar 26/15h30
Affiche
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Que Dios Nos Perdone
Réalisé par Rodrigo SOROGOYEN
Espagne 2016 2h06mn VOSTF
avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo, Javier Pereira, Luis Zahera, Maria Ballesteros...
Scénario de Rodrigo Sorogoyen et Isabel Peña
Deux ans après La Isla minima de glorieuse mémoire, voici un film remarquable qui prouve que le polar espagnol sait décidément être grand. Réalisé par un nouveau venu (c'est son deuxième long métrage), Rodrigo Sorogoyen, Que Dios nos perdone respecte les règles les plus classiques du genre tout en créant le léger décalage qui fait la différence entre un produit de série et une œuvre marquante, témoin saisissant d'une époque, de ses mœurs publiques et privées, de ses dérives, de ses abandons... lire la suite
LORGUES : mer 20/ 18h35, sam 23 / 18h30, lun 25 /18h30
Affiche
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Barbara
Réalisé par Mathieu AMALRIC
France 2017 1h37
avec Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Vincent Peirani, Aurore Clément, Grégoire Colin, Fanny Imber...
Scénario de Mathieu Amalric et Philippe Di Folco. PRIX JEAN VIGO 2017
L'air de rien, s'attaquer à un film sur Barbara, en terme d'inconscience, ça doit se situer à peu près entre la promenade en canot pneumatique dans un lagon infesté de crocodiles et l'ascension solitaire de l'Everest par la face nord. Une espèce de pari totalement déraisonnable, dont on doit se dire sur le moment que l'idée est séduisante, mais un quart de seconde plus tard la considération un peu sérieuse des obstacles à surmonter suffirait à faire renoncer le plus aguerri des casse-cou. Or donc, nous pouvons estimer que Mathieu Amalric a cette fois largement dépassé le seuil du raisonnable. Pour notre plus grand bonheur... lire la suite
COTIGNAC : Jeu 21/ 18h et 20h30
Affiche
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Un Vent de liberté
Écrit et réalisé par Behnam BEHZADI
Iran 2016 1h24 VOSTF
avec Sahar Dolatshahi, Ali Mossafa, Ali Reza Aghakhani, Setareh Pesyani...
Un voile de pollution grise envahit Téhéran, étouffant, tout particulièrement les jours où les couches d'air frais et d'air chaud s'inversent. C'était d'ailleurs le titre original du film : Inversion, un titre peu évocateur reconnaissons-le, surtout pour qui ne connaît pas le phénomène. Une brume chaude et grise vous prend alors à la gorge, vous toussez, vous avez du mal à respirer, les fragiles ont consigne de se calfeutrer chez eux, les écoles ferment… Pourtant la vie continue. Au bout de quelques jours les miasmes se dissipent et tout le monde oublie. Jusqu'au prochain épisode. On subit mais on accepte parce qu'on a fait sa vie là, qu'on aime sa ville et que de toute façon il n'y a pas vraiment le choix. On s'habitue à ne pas avoir le choix... lire la suite
COTIGNAC : Ven 22/ 18het 20h30, Dim 24 /18h
Affiche
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Faute d'amour
Réalisé par Andreï ZVIAGUINTSEV
Russie 2017 2h07mn VOSTF
avec Marianna Spivak, Alexei Rozine, Matvei Novikov, Marina Vassilieva...
Scénario d’Oleg Neguine et Andreï Zviaquintsev. PRIX DU JURY, FESTIVAL DE CANNES 2017
Si jamais il y a eu de la tendresse entre Boris et Genia, cela devait être dans une autre vie. Aujourd'hui il n'y a plus que mépris réciproque et violence verbale. Le couple est en train de divorcer et chacun attend avec hâte que leur appartement soit vendu pour se séparer définitivement et entamer une nouvelle vie. Genia pourra définitivement s'installer chez son amant, Anton, un homme très aisé dont elle semble sérieusement éprise. Quant à Boris, il rejoindra sa jeune maîtresse, Macha, déjà enceinte de ses œuvres. Nous sommes en Russie, chez des gens qui n'ont pas de problèmes de fin de mois. Pas des oligarques qui vivent six mois de l'année sur leur yacht au large de la côte d'azur, mais des Moscovites qui ont su s'adapter avec aisance au capitalisme. Boris travaille dans une entreprise qui semble prospère et Genia gère un institut de beauté. Ils ne parleraient pas russe, on pourrait penser que ce début de film se déroule à New York, Paris ou Berlin... lire la suite
LE VOX : Mer 20/13H50 18H15 20H45, Jeu 21/13h50 18h15 20h45, ven22  /13h50 18h15 21h, sam 23/ 15h25 18h25 20h30, lundi 25 /13h50 20h, mardi 26 13h50 18h15 20h45

Et si vous voulez en savoir un peu plus...

I Am Not Your Negro
I AM NOT YOUR NEGROÉcrit et réalisé par Raoul PECK
Documentaire France / USA 2016 1h33mn VOSTF
Écrit par James Baldwin et Raoul Peck. Texte dit par Samuel L. Jackson

« Les détails et symboles de ta vie ont été construits selon un plan délibéré, destiné à t’amener à croire ce que les Blancs disent de toi. Tâche, s’il te plaît, de te souvenir que ce qu’ils croient, de même que ce qu’ils te font et t’obligent à supporter ne porte pas témoignage de ton infériorité mais de leur cruauté et de leur peur »
« Humainement, personnellement, la couleur n'existe pas, politiquement elle existe. » James Baldwin

Il est plus que jamais indispensable d'écouter la parole, de lire les mots de l'écrivain afro-américain James Baldwin(1924-1987), qui sont la chair et l'âme de ce magnifique documentaire réalisé de main de maître par le cinéaste haïtien Raoul Peck. Un film qui évoque l'Histoire américaine à travers le destin tragique de trois leaders incontestés de la lutte des Noirs : Medgar Evers, mort assassiné le 12 juin 1963. Malcolm X, mort assassiné le 21 février 1965. Martin Luther King Jr, mort assassiné le 4 avril 1968. À travers leur personnalité et leur parcours, à travers leur combat, à travers les pouvoirs, les puissances, les croyances, les préjugés qu'ils ont dû affronter, I am not your negro (quel titre !) nous donne un éclairage passionnant sur l'évolution et l'état actuel de nos sociétés.

James Baldwin, jeune écrivain ouvertement homosexuel, avait quitté les États-Unis ségrégationnistes et homophobes pour rejoindre en 1948 le Paris Rive gauche et bohème de l'après guerre, bien plus ouvert. Mais au début des années 60, alors que débutait la lutte pour les droits civiques aux USA, il se lie d'amitié avec les trois leaders cités plus hauts, malgré leurs différences, malgré leurs divergences. Leurs assassinats(pour Medgar Evers, le jour même de le déclaration de John Kennedy sur les droits civiques !) inspirent le texte splendide qui accompagne le film en voix off et qui est le fil directeur reliant les images d'archives et les interviews de Baldwin lui-même. Une des premières séquences d'interview télé met en lumière, de manière tragiquement ironique, le profond ancrage de la pensée raciste ordinaire : ça se passe en 1965, un journaliste persuadé d'être bienveillant rappelle à son invité que « les Noirs ont connu de nombreux progrès récents, et qu'on les voit même dans les publicités » ! L'écrivain rétorque que tant qu'on parlera comme cela des Noirs, rien ne sera réglé…

Nombre d'images d'archives sont saisissantes… On croit avoir tout vu de la connerie crasse des théories racistes, mais dans cet extrait où une blanche ségrégationniste déclare que si Dieu peut pardonner le meurtre ou l'adultère, il ne pardonnera jamais la fin de la ségrégation à l'école… on se dit que la réalité peut dépasser la fiction. On citera encore ces images terrifiantes de visages – y compris d'enfants – déformés par la haine quand, en 1957, la jeune Dorothy Counts, 15 ans, est la première collégienne noire d'un État du Sud à tenter de rentrer dans un collège blanc, encadrée par des policiers qui la protègent.

Le film de Raoul Peck – réalisateur entre autres de Lumumba, splendide portrait du leader africain – restitue toute la grandeur, toute la dignité, toute l'intelligence du combat pour la justice et les droits civiques des Afro-américains, aujourd'hui confrontés au racisme de l'Etat Trump. Il n'est probablement pas indifférent que Raoul Peck soit haïtien, citoyen du premier pays à s'être libéré par ses propres moyens du joug colonial, face à ce qui était alors la première armée occidentale au monde, celle de Napoléon. Et comme le rappelait James Baldwin, la liberté ne se donne pas, elle se prend. C'est ce qu'on fait les Haïtiens, sans attendre l'abolition de l'esclavage accordé par les dominants. Black Lives Matter ! (Utopia)

CGR en ciné-club : Mer 20 et sam 23 / 17h50, jeu 21 /19h50, ven 22/ 15h30, lun 25 /20h, mar 26/13h50

Une femme fantastique
JUSTE LA FIN DU MONDERéalisé par  Sebastian LELIO
Chili 2017 1h44mn VOSTF
avec Daniele Vega, Francisco Reyes, Luis Gnecco, Aline Küppenheim, Nicolas Saavedra, Sergio Hernandez...
Ours d'argent du Meilleur scénario, Festival de Berlin 2017.

Elle est d'une beauté particulière. On ne sait même pas dire si elle est vraiment belle, mais ce qui est sûr c'est qu'elle accroche le regard et le retient, probablement parce qu'émane d'elle un charme singulier, une sorte de présence intense et vaguement mélancolique qui interpelle : on sait d'emblée qu'elle n'est pas banale. Marina chante dans un bar, là encore sans qu'on sache pourquoi on est sensible à cette voix un poil imparfaite et pourtant superbe. Un homme, la cinquantaine, d'une belle élégance avec ses lunettes et ses cheveux grisonnants, s'approche, un verre à la main, pour l'écouter. On comprend vite quand leurs regards s'accrochent que ces deux-là ne sont pas des inconnus l'un pour l'autre. Il l'attend. C'est l'anniversaire de Marina et dans le resto asiatique où elle souffle les bougies de ses vingt sept ans, la promesse d'un séjour de rêve vaut déclaration d'amour : il s'appelle Orlando, a sans doute eu une vie avant elle et a largué les amarres, emporté par des sentiments dont le tumulte n'a rien à envier à celui des chutes vertigineuses où il a prévu de l'emmener en guise de cadeau. Et puis la vie…
Que se passe-t-il quand ce qui devait rester secret éclate au grand jour par l'effet d'un accident de cette foutue vie et confronte l'amante à l'épouse délaissée qui n'a jamais compris, jamais accepté le choix atypique de son mari, pas plus que l'un des fils et ses proches qui réagissent avec haine devant cet amour hors norme ? Une réaction tellement violente qu'on se demande si Marina ne sert pas de révélateur à leur part d'ombre, à des désirs inavoués. C'est qu'elle est bien convenable, la famille d'Orlando, et elle ne digère pas qu'il ait ainsi tout bousculé pour une Marina qui représente tout ce qu'ils rejettent, les perturbe, leur fait horreur. Que se passe-t-il quand on meurt dans les bras de la mauvaise personne et que tous s'acharnent à considérer cet amour comme une perversion inacceptable et vous empêchent d'approcher de l'être aimé une dernière fois, vous soupçonnant du pire sans considération pour votre chagrin, vous jetant en pâture aux enquêteurs juste pour avoir été là au mauvais moment et n'avoir pas le bon profil ? Les enquêteurs eux-mêmes ne sont pas très clairs dans leur attitude, bourrés de préjugés, d'idées précuites…
Elle est forte Marina, elle est libre Marina et rien ni personne ne saurait lui dicter sa conduite, ne saurait l'empêcher de vivre sa vie de femme, celle qu'elle a choisi : « on ne nait pas femme, on le devient », l'identité n'est pas liée à la chair. Rien n'est figé et personne n'est condamné à vivre dans ses formes… revendique Marina qui plie mais ne rompt pas. Parfois elle cherche refuge chez son vieux professeur de chant, un type touchant en diable, humain, gentil, bon prof : on en a la démonstration lors du final, quand Marina se produit sur scène, formidable aussi dans son rôle de soliste baroque avec ce petit je ne sais quoi dans la voix qui la rend tellement émouvante et on comprend à l'écouter combien l'amour de la beauté comme l'amour de la vie lui permettent de s'élever au delà des petites saloperies de ses congénères.
Una mujer fantastica ! dit le titre original. Et quand on fouille un peu par ci par là sur internet, on peut trouver des interview de l'actrice parlant d'elle-même et de ses engagements : allez donc voir si vous entendez l'espagnol, ça vaut le détour : Daniela Vega… elle est chanteuse dans la vraie vie. Son réalisateur est intarissable sur sa personnalité : « à la fois très politique et très légère, d'une immense énergie, beaucoup d'intelligence et d'humour ». Elle était associée au projet du film en tant que consultante « c'est quand j'ai fini le scénario que j'ai compris que mon héroïne, c'était elle ». C'est son premier très grand rôle et il paraît que sa personnalité a fait sensation à Berlin où ce splendide film a décroché un Ours d'argent et plusieurs nominations. (Utopia)


CGR : Soirée Entretoiles dimanche 24 à 20h

120 Battements Par Minute
Réalisé par Robin CAMPILLO
France 2017 2h20mn
avec Adèle Haenel, Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Antoine Reinartz, Felix Maritaud, Mehdi Touré, Aloïse Sauvage, Simon Bourgade...
Scénario de Robin Campillo et Philippe Mangeot. Festival de Cannes 2017 : Grand Prix et Prix de la Critique internationale.
C'est un film à la fois énergique et bouleversant qui raconte – sachant que le réalisateur et le co-scénariste furent partie prenante de l'histoire – ce que fut l'aventure d'Act-Up, cette association née au début des années 1990 pour défendre les droits et la visibilité des personnes atteintes du virus du Sida. L'aventure intense d'une bande de jeunes garçons et filles tous unis contre une maladie mortelle inconnue, apparue à la fin des années 80 et qui devait décimer en une décennie toute une partie de la communauté homosexuelle mais aussi des populations marginalisées (toxicomanes, prostitué(e)s, personnes incarcérées).
Les militants d'Act-Up (et le film par capillarité) n'étaient ni larmoyants ni tristes (même si les décès réguliers de leurs compagnons les affectaient), mais bien au contraire combattaient et souhaitaient continuer à danser, faire la fête et aimer. Ils menaient des actions spectaculaires qui choquaient l'opinion publique tout en la réveillant, en l'informant : sur l'inaction des pouvoirs publics, sur la réalité de la maladie, sur la duplicité des laboratoires pharmaceutiques spéculant sur la mort. Ce faisant ils vivaient leurs passions à cent à l'heure, dans une course contre la montre et la grande faucheuse.
Si ce film est à ce point emballant, enthousiasmant, transportant, c'est peut-être parce qu'il est exceptionnel de voir réunis dans une même œuvre la force du politique, de la lutte commune et la puissance individuelle de personnages magnifiquement campés, aussi impliqués dans le combat d'Act-Up que dans leurs histoires d'amour à la vie à la mort.
Dans 120 Battements par minute, on voit des réunions d'amphi enflammées au cours desquelles les militants se déchirent pour le choix de la stratégie à mener, les plus radicaux s'opposant toujours aux plus pragmatiques. Et c'est passionnant de découvrir le frémissement des idées en marche. On voit des actions choc, parfois réussies, parfois ratées, parce que la lutte se nourrit aussi de la leçon des échecs. Mais on voit aussi naître une magnifique d'histoire d'amour entre un jeune militant radical se sachant malade – et dont la colère n'a d'égale que sa rage de vivre – et un garçon épargné par le virus qui, amoureux comme on peut l'être une ou deux fois dans sa vie, veut mener son histoire jusqu'au bout… et c'est waouuuuuch ! Mais jamais cette histoire individuelle n'affadit la lutte collective, à l'inverse elle la fait vibrer, l'irradie jusqu'au bout, jusqu'à un final que je ne veux évidemment pas vous gâcher.
120 battements par minute – le titre fait allusion au rythme de la musique house qui enflamma autant les nuits parisiennes que les manifestations d'Act-Up, les premières à se doter d'énormes camions sono –, porté par des acteurs pour la plupart inconnus (à l'exception d'Adèle Haenel) mais sublimes (notamment l'incroyable Nahuel Perez Biscayart, qui incarne le plus écorché vif des militants) est une leçon de vie, bien au-delà du Sida ou de la question homosexuelle, une ode formidable à la vitalité de la lutte pour revendiquer nos choix individuels de vie. (Utopia)

LORGUES : jeu 21 et sam 23/18h, ven 22 et dim 24/ 20h30, mer 20/ 21h, ven 22/ 16h30, sam 23/ 21h, lun 25 /21h
SALERNES : jeu 21 et sam 23/18h, ven 22 et dim 24/ 20h30
LE LUC : Mer 20/ 20h30, jeu21 /13h30, dim 24 18h30
LE VOX : Jeu 21/15h35, sam 23 /13h50, mar 26/15h30

Que Dios Nos Perdone
Réalisé par Rodrigo SOROGOYEN
Espagne 2016 2h06mn VOSTF
avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo, Javier Pereira, Luis Zahera, Maria Ballesteros...
Scénario de Rodrigo Sorogoyen et Isabel Peña

Deux ans après La Isla minima de glorieuse mémoire, voici un film remarquable qui prouve que le polar espagnol sait décidément être grand. Réalisé par un nouveau venu (c'est son deuxième long métrage), Rodrigo Sorogoyen, Que Dios nos perdone respecte les règles les plus classiques du genre tout en créant le léger décalage qui fait la différence entre un produit de série et une œuvre marquante, témoin saisissant d'une époque, de ses mœurs publiques et privées, de ses dérives, de ses abandons.

Nous sommes à Madrid pendant l'été 2011. Un moment difficile pour les autorités qui préparent l'arrivée du pape Benoît XVI dans le cadre des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui, dans le même temps, font face à une autre jeunesse, moins facile à canaliser : le mouvement des « indignados » est en effet en train de naître place de la Puerta del Sol. La police madrilène est donc déjà sur les dents quand survient une série de crimes particulièrement atroces dont les victimes sont toutes de vieilles dames parfaitement respectables.

Les inspecteurs Velarde et Alfaro sont chargés de l'enquête et la consigne de leurs supérieurs ne souffre pas de discussion : « Pas de vagues ! » Or, si une certaine discrétion, pour une raison qu'on vous laisse découvrir, peut caractériser l'inspecteur Velarde, c'est loin d'être la qualité principale de son collègue. Ce binôme, excellemment interprété par Antonio de la Torre et Roberto Alamo, concourt grandement à la réussite du film. Les deux flics sont totalement différents mais parfaitement complémentaires, dans la grande tradition des duos du cinéma noir. Par ailleurs, leurs vies privées respectives, chaotique pour l'un, trop lisse pour l'autre, dévoileront des failles intimes pas toujours compatibles avec la profession qu'ils exercent, les responsabilités qu'elle implique et la disponibilité maximale que réclame une enquête de plus en plus difficile. Car le tueur ne chôme pas…

Qu'il s'agisse du contexte politique, entre cortèges de fidèles dans les rues et manifs de contestataires sur les places, qu'il s'agisse de la peinture d'une ville en mouvement, Madrid étant un personnage à part entière de l'intrigue, ou qu'il s'agisse de l'analyse subtile de la psychologie des personnages – et pas seulement celle des deux flics, on comprend que Rodrigo Sorogoyen et sa co-scénariste Isabel Peña ont effectué en amont un très rigoureux travail d'écriture. Ce type même de travail qui manque parfois aux films de cinéma alors qu'il fait la force des séries télévisées actuelles, en particulier policières. Pour ce qui est de la réalisation, la scène de poursuite, tournée dans la ville caméra à l'épaule, avec un nombre impressionnant de figurants, montre à elle seule la maîtrise du metteur en scène.(Utopia)


LORGUES : mer 20/ 18h35, sam 23 / 18h30, lun 25 /18h30


Barbara
I AM NOT YOUR NEGRORéalisé par Mathieu AMALRIC
France 2017 1h37
avec Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Vincent Peirani, Aurore Clément, Grégoire Colin, Fanny Imber...
Scénario de Mathieu Amalric et Philippe Di Folco. PRIX JEAN VIGO 2017

L'air de rien, s'attaquer à un film sur Barbara, en terme d'inconscience, ça doit se situer à peu près entre la promenade en canot pneumatique dans un lagon infesté de crocodiles et l'ascension solitaire de l'Everest par la face nord. Une espèce de pari totalement déraisonnable, dont on doit se dire sur le moment que l'idée est séduisante, mais un quart de seconde plus tard la considération un peu sérieuse des obstacles à surmonter suffirait à faire renoncer le plus aguerri des casse-cou. Or donc, nous pouvons estimer que Mathieu Amalric a cette fois largement dépassé le seuil du raisonnable. Pour notre plus grand bonheur.

Barbara était une chanteuse hors du commun ? Il faut donc que le film soit, lui aussi, hors du commun. De Barbara, qui se sera précautionneusement tenue toute sa vie à l'écart de la presse et des « people », on ne sait rien – ou si peu. Ce qu’elle aura suggéré dans ses chansons, ce qu'elle aura fugacement évoqué au détour d'une interview, trois fois rien. Le film est un anti-biopic, fait de bribes et de broc, de sensations et de simili-anecdotes, de rêveries réinventées mêlées d'images retrouvées.
Il y aurait un « mystère Barbara », une légende d’amour passionnel avec le public, une véritable communion. Le film raconte cette émotion indicible, la rend palpable et vivante au commun des mortels comme à celles et ceux qui la vécurent, chaque soir de spectacle, à l’unisson. À l’image de la Dame en noir, le film, tour à tour généreux et secret, explose comme un feu d’artifice de talent et d’orgueil pour immédiatement après capter tout en douceur la fragile humanité ou la fêlure intime.

Cerise sur le gâteau, parce que sinon l'entreprise paraîtrait encore trop simple, trop balisée, le film ne doit pas être vraiment un film sur la chanteuse Barbara – ni tout à fait un film sur la femme Barbara. Pour décrypter le lien magique mais tellement ténu qui unit l'une aux autres, le film joue jusqu'au vertige d'un jeu de miroirs à mille facettes, d'une mise en abyme (comme on dit chez les doctes critiques) vertigineuse, où un réalisateur (évidemment incarné par Mathieu Amalric lui-même) dirige une comédienne (Jeanne Balibar) dans le biopic qu’il réalise (avec plus ou moins de recul) sur Barbara. Elle Barbara apparaît bien et belle à l’écran : extraits de films, de concerts et d’images d’archives. Et peu à peu s’opère une étrange alchimie.
Tandis que le réalisateur du film dans le film perd pied, au fur et à mesure que la comédienne s’approprie son rôle, le récit s’effiloche doucement en touches impressionnistes tantôt réalistes, tantôt oniriques. Il arrive que la frontière entre réalité documentaire et fiction se fait de plus en plus incertaine. Jeanne Babibar est Barbara. Ou Barbara est Jeanne Balibar. On ne sait plus. On aurait envie de crier bravo à la performance devant la course d'obstacles – et pourtant non, c'est à un pur moment de poésie brute, faisant preuve d'une inventivité visuelle, sonore et émotionnelle de tous les instants.

Ceux qui ne connaissent rien de Barbara pourront-ils l’apprécier ? On prend le pari que oui, pourvu qu’ils aiment simplement le mystère de la musique. C’est-à-dire les soupirs, les échos, le murmure, le silence, tout ce dont le chant de Barbara est aussi constitué.(utopia)

COTIGNAC : Jeu 21/ 18h et 20h30

Un Vent de liberté
Écrit et réalisé par Behnam BEHZADI
Iran 2016 1h24 VOSTF
avec Sahar Dolatshahi, Ali Mossafa, Ali Reza Aghakhani, Setareh Pesyani...

Un voile de pollution grise envahit Téhéran, étouffant, tout particulièrement les jours où les couches d'air frais et d'air chaud s'inversent. C'était d'ailleurs le titre original du film : Inversion, un titre peu évocateur reconnaissons-le, surtout pour qui ne connaît pas le phénomène. Une brume chaude et grise vous prend alors à la gorge, vous toussez, vous avez du mal à respirer, les fragiles ont consigne de se calfeutrer chez eux, les écoles ferment… Pourtant la vie continue. Au bout de quelques jours les miasmes se dissipent et tout le monde oublie. Jusqu'au prochain épisode. On subit mais on accepte parce qu'on a fait sa vie là, qu'on aime sa ville et que de toute façon il n'y a pas vraiment le choix. On s'habitue à ne pas avoir le choix.

Niloofar est une belle femme de trente cinq ans, avec une famille : des frères, des sœurs, des oncles, des tantes… Elle vit avec sa mère qui n'en fait qu'à sa tête, refuse de respecter les consignes de prudence et sort voir les copines par tous les temps… jusqu'au jour où elle fait un malaise. À l'hôpital le toubib est formel : la pollution va la tuer si elle ne quitte pas Téhéran l'enfumée…
Après quelques conciliabules familiaux, on conclut qu'il n'est pas question pour le frère de s'éloigner de la capitale : il a son commerce ; pareil pour la sœur aînée qui a mari et enfants… Niloofar est donc désignée à l'unanimité moins une voix, la sienne : elle quittera son boulot, elle ira vivre à la campagne avec sa mère… Sauf que Niloofar a elle aussi sa vie, dont elle ne dit pas tout à sa famille, avec une possible histoire d'amour qui pointe son nez, un amour qui remonte à loin, interrompu déjà par des obligations familiales, des malentendus… et qui pourrait devenir enfin possible. De plus, ses activités lui plaisent, elle aussi aime Téhéran et elle n'en peut plus qu'on décide à sa place de ce que sera sa vie…
A Téhéran comme ailleurs, allez savoir pourquoi, ce sont souvent les filles qui s'occupent des mères vieillissantes. Les hommes ont trop à faire et puis ne savent pas : ce n'est pas dans leur culture, c'est bien connu… Niloofar n'a jamais eu le choix de rien et pourtant cette fois elle se rebelle : ras la casquette d'être la fille modèle, aimante et douce, ras le bol de faire des concessions ! L'affrontement va opposer les frère et sœurs… et personne ne songe à demander l'avis de la mère qui semble se moquer de la campagne et de la pollution, souhaitant simplement qu'on la laisse vivre elle aussi selon ses propres choix. A Téhéran comme ailleurs, il ne fait pas bon être femme, il ne fait pas bon être dans un état de faiblesse et les décisions prises « pour le bien de l'intéressé » le sont souvent pour préserver avant tout la tranquillité de ceux qui décident à sa place.(utopia)

La pollution est un problème récurrent à Téhéran, située dans une cuvette entourée de montagnes. Un Comité d'urgence de la pollution atmosphérique veille et prend à chaque poussée des mesures pour rendre l'atmosphère plus vivable : suspension de la circulation dans le centre ville, de l'activité des mines et usines aux alentours, des travaux de construction. Des ambulances stationnent sur les grandes places, prêtes à intervenir… Entre mars 2015 et mars 2016, 5 834 personnes ont perdu la vie à Téhéran à cause de la pollution ! Cette histoire de famille, avec ses petits soucis affectifs et les désirs de liberté de l'héroïne, traduit donc bien la nécessité vitale que ressentent les habitants et plus encore les habitantes de la capitale iranienne de pouvoir simplement respirer ! Au propre comme au figuré.

COTIGNAC : Ven 22/ 18het 20h30, Dim 24 /18h

Faute d'amour

AURORERéalisé par Andreï ZVIAGUINTSEV
Russie 2017 2h07mn VOSTF
avec Marianna Spivak, Alexei Rozine, Matvei Novikov, Marina Vassilieva...
Scénario d’Oleg Neguine et Andreï Zviaquintsev. PRIX DU JURY, FESTIVAL DE CANNES 2017

Si jamais il y a eu de la tendresse entre Boris et Genia, cela devait être dans une autre vie. Aujourd'hui il n'y a plus que mépris réciproque et violence verbale. Le couple est en train de divorcer et chacun attend avec hâte que leur appartement soit vendu pour se séparer définitivement et entamer une nouvelle vie. Genia pourra définitivement s'installer chez son amant, Anton, un homme très aisé dont elle semble sérieusement éprise. Quant à Boris, il rejoindra sa jeune maîtresse, Macha, déjà enceinte de ses œuvres. Nous sommes en Russie, chez des gens qui n'ont pas de problèmes de fin de mois. Pas des oligarques qui vivent six mois de l'année sur leur yacht au large de la côte d'azur, mais des Moscovites qui ont su s'adapter avec aisance au capitalisme. Boris travaille dans une entreprise qui semble prospère et Genia gère un institut de beauté. Ils ne parleraient pas russe, on pourrait penser que ce début de film se déroule à New York, Paris ou Berlin.

Juste les derniers moments d'une crise à gérer avant que chacun puisse se reconstruire sur de nouvelles bases. A priori donc, rien de vraiment compliqué, si ce n'était ce petit caillou dans la chaussure qui pourrait empêcher le couple de repartir d'un bon pied. Ce tout petit caillou, c'est Aliocha, leur fils d'une douzaine d'années. Aliocha ouvre le film dans une très belle scène qui dit énormément de choses. Le jeune garçon, comme il doit le faire tous les jours, sort de son collège, traverse un bois, longe une rivière en regardant au loin les immeubles où il vit. Où il vit chez ses parents, plutôt qu'avec ses parents car ceux-ci, entre leur travail et leur vie privée, sont rarement présents. Et quand ils sont là, c'est pour se haïr ouvertement ou pour se rejeter à la figure la garde future d'Aliocha comme s'il s'agissait d'un bibelot qu'on n'aime pas spécialement mais qu'on est obligé d'emporter. Lui entend tout, encaisse tout, pleure sans qu'aucun de ses parents ne le voie, même quand ils sont dans la même pièce.

Après Elena, après Leviathan, Faute d'amour est encore un grand film d'Andreï Zviaguintsev. Un film sur l'enfance malheureuse qu'il traite avec un regard extrêmement délicat et nous ne sommes pas près d'oublier le visage du jeune Matveï Novikov pleurant dans la salle de bain. Un film sur un couple, Boris et Genia, capable de se déchirer, voire même de se déchiqueter, de manière totalement égoïste sans penser un seul instant aux dégâts provoqués autour d'eux. Mais aussi un film sur le couple en général, cette association parfois composée de deux individus incapables de réfléchir à l'avenir, aveuglés qu'ils sont par le bonheur présent. En effet, on ne peut s'empêcher de penser que tout va recommencer. Dans le même lieu, avec ce couple qui vient visiter l'appartement. Dans d'autres lieux, avec ces deux nouveaux couples formés par Boris et sa nouvelle compagne, par Genia et son nouveau compagnon. Enfin un film sur la Russie actuelle. Leviathandénonçait un pays rongé par la corruption, Faute d'amour montre un pays miné par l'individualisme, la relation que Genia entretient avec son portable étant particulièrement révélatrice, et un état failli qui n'assure pas à ses citoyens le minimum qu'ils sont en droit d'attendre. Seul éclair dans ce tableau, la mobilisation réelle d'une association de citoyens bénévoles palliant les carences de la police.

Faute d'amour a obtenu le Prix du jury lors du dernier Festival de Cannes. Nombreux pensent que c'est la Palme d'Or qu'il aurait dû recevoir…(Utopia)

LE VOX : Mer 20/13H50 18H15 20H45, Jeu 21/13h50 18h15 20h45, ven22  /13h50 18h15 21h, sam 23/ 15h25 18h25 20h30, lundi 25 /13h50 20h, mardi 26 13h50 18h15 20h45


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Edith Cantu
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Vous recevrez une carte d'adhérent qui vous donnera droit au tarif de 4 € 90 d'entrée au cinéma, sauf pour les films qui seront en sortie nationale qui resteront au tarif ordinaire.

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