Au(x) cinéma(s) du 29 juillet au 4 août

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Bonjour à tous,

Cette semaine, on fait concis ! Les propositions ne sont pas nombreuses mais de qualité : d'abord, à Draguignan, on peut voir le très beau film d'Anna Muylaert Une seconde mère, ainsi qu'au Luc. A Lorgues vous pouvez voir Love & Mercy, un biopic et beaucoup plus que cela ! Et décidément c'est la semaine de la musique parce qu'au Vox à Fréjus il y a un beau documentaire sur Amy Winehouse.
Et puis toujours pour les enfants et les âmes d'enfants : Vice Versa à Draguignan, à Lorgues et à Fréjus.
Par ailleurs, nous ne pourrons vous diffuser votre lettre hebdomadaire les deux prochaines semaines pour cause de vacances, veuillez nous en excuser. Nous vous donnons donc rendez-vous pour la semaine du 19 août.

Voilà ! Bonne semaine de cinéma !

Comme toujours, on vous le redit : Transférez, adhérez (bulletin ci-dessous), demandez à recevoir cette lettre si vous ne l'avez pas directement (à entretoiles83@laposte.net, et même si vous n'adhérez pas!)

PROGRAMMATION DU 29 JUILLET AU 4 AOUT 2015
Une seconde mère
Cliquez sur l'affiche pour la bande-annonce
Une seconde mère
Écrit et réalisé par Anna MUYLAERT
Brésil 2014 1h52mn VOSTF
avec Regina Casé, Michel Joelsas, Camila Márdila, Karine Teles...
Si on devait parier sur film de cette gazette qui pourrait remporter le prix du public, ce serait sans doute celui-ci qu'on choisirait ! Ce formidablement attachant, terriblement humain Une seconde mère, avec son style fluide, léger, enjoué, brut de décoffrage.
Au bord d'une piscine bien proprette semble cheminer une caravane de jouets luxueux. Un bébé chien pataud gambade au milieu. Une femme à la peau mate s'occupe d'un môme aux cheveux sombres. Elle le regarde avec toute l'attention, toute la tendresse d'une mère qu'elle n'est pourtant pas. On le devine à sa façon un peu gauche de refuser de venir nager avec l'enfant, à sa tenue vestimentaire qui ne cadre pas avec le standing de la propriété, à sa manière de rester « à sa place »… Autant de signes qui trahissent sa condition de domestique interchangeable, hormis, peut-être, dans le regard du garçonnet qui la considère comme une seconde mère. Celle constamment présente à ses côtés alors que ses parents officiels sont accaparés par leur vie trépidante. Rapidement, au détour d'un coup de fil, on comprend que cette dame a dû laisser sa propre fille au loin afin d'obtenir cette place. Ironie d'une société brésilienne où personne, par contrecoup, ne semble pouvoir élever son propre mioche, comme par un effet de perpétuel ricochet.
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CGR (Draguignan) : mercredi 29 à 18h, jeudi 30 à 15h45, vendredi 31 à 13h30, samedi 1er août à 11h, dimanche 2 août à 20h, lundi 3 août à 13h45 et mardi 4 août à 18h
Le Luc : mercredi 29 à 21h et samedi 1er à 16h
Amy
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Amy
Réalisé par Asif KAPADIA
Documentaire USA 2015 2h07mn VOSTF
avec Amy Winehouse, Mark Ronson, Tony Bennett...
Amy Winehouse est morte à vingt-sept ans, au pic de sa jeunesse, comme Brian Jones, Jimi Hendrix, Jim Morrison et Janis Joplin. La disparition de ces idoles rock, à la fin des années 1960, avait donné prise aux fantasmes et aux légendes les plus folles. Quarante ans plus tard, peu de zones d'ombre demeurent autour de la mort de la diva soul londonienne : les images pullulent et s'échangent à flux continu sur la Toile. La caméra suivait déjà la chanteuse bien avant ses premiers enregistrements, quand elle sortait de l'enfance et prenait des poses de princesse sexy pour chanter Happy Birthday à une copine. Elle ne l'a pas quittée, jusqu'au zoom final sur son cadavre roulé dans un drap, disséminé sur les écrans du monde entier.
Amy Winehouse est l'une des premières icônes filmées partout et par tout le monde, de sa naissance (ou presque) à sa mort au cœur de l'été 2011. En piochant dans ce foisonnement de séquences, le cinéaste britannique d'origine indienne Asif Kapadia tisse une chronique dérangeante et triste à pleurer, qui met en lumière, avec une crudité rare, la foire aux célébrités brûlant une jeune femme en peu d'années.
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Le Vox (Fréjus) : jeudi 30 et lundi 3 : 16h30, 18h30 et 21h15 - vendredi 31 18h30 - samedi 1er 16h30 et 21h15 - dimanche 2 et mardi 4 : 18h30 et 21h15
Love & Mercy, la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys
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Love & Mercy
Réalisé par Bill POHLAD
USA 2014 2h02mn VOSTF
avec Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks, Paul Giamatti, Jake Abel...
Scénario d'Oren Moverman et Michael Alan Lerner
Surfin' USA, I Get Around, Dance Dance Dance, California Girls, Barbara Ann, Good Vibrations… Tout le monde ou presque a un tube des Beach Boys qui lui colle encore au cœur et au corps comme dirait l'autre. Rappelons en quelques mots les débuts de ce groupe légendaire constitué en 1961. Composé des frères Wilson – Brian, Carl et Dennis – de leur cousin Mike Love et d'un ami de Brian, Al Jardine, il s'agit quasiment d'une affaire de famille. Après seulement quatre ans d'existence, les Beach Boys sont au sommet de leur gloire. Déjà dix albums au compteur, tous des succès grâce aux compositions accrocheuses de Brian qui participent à la construction d'une Californie mythique, solaire, surfeuse et hédoniste. S'il existe un seul groupe américain capable de résister à la vague british qui déferle sur le monde, c'est celui-ci. Normal, me direz-vous, quand on s'appelle les garçons de la plage et que l'on a fait du surf sa spécialité... lire la suite
Lorgues : mercredi 29 à 20h et dimanche 2 à 19h
Vice Versa
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Vice Versa
Réalisé par Pete Docter et Ronaldo Del Carmen
Film d'animation USA 2015 1h42mn VF
avec les voix de Charlotte Le Bon (Joie), Marilou Berry (Tristesse), Mélanie Laurent (Dégoût), Gilles Lelouche (Colère) et Pierre Niney (Peur)...
Pour les enfants à partir de 5 ans
Au récent festival de Cannes, le dernier opus des studios Pixar-Disney aura été l’un des films les plus applaudis. Pas de chance, il n’était pas en compétition ! Le voici qui arrive en salle… alors ne ratez pas ce formidable voyage aussi drôle qu’émouvant dans l’esprit d’une enfant. Un récit d’une rare intelligence dans le monde très codifié des films d’animation.
Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, onze ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité, Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais..
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CGR (Draguignan) : tous les jours à 11h15 et 18h
Lorgues : mercredi 29 à 19h et dimanche 2 à 17h
Le Vox (Fréjus) : tous les jours à 14h30

Et si vous voulez en savoir un peu plus...


Une seconde mère

UNE SECONDE MÈREÉcrit et réalisé par Anna MUYLAERT
Brésil 2014 1h52mn VOSTF
avec Regina Casé, Michel Joelsas, Camila Márdila, Karine Teles...

Si on devait parier sur film de cette gazette qui pourrait remporter le prix du public, ce serait sans doute celui-ci qu'on choisirait ! Ce formidablement attachant, terriblement humain Une seconde mère, avec son style fluide, léger, enjoué, brut de décoffrage.
Au bord d'une piscine bien proprette semble cheminer une caravane de jouets luxueux. Un bébé chien pataud gambade au milieu. Une femme à la peau mate s'occupe d'un môme aux cheveux sombres. Elle le regarde avec toute l'attention, toute la tendresse d'une mère qu'elle n'est pourtant pas. On le devine à sa façon un peu gauche de refuser de venir nager avec l'enfant, à sa tenue vestimentaire qui ne cadre pas avec le standing de la propriété, à sa manière de rester « à sa place »… Autant de signes qui trahissent sa condition de domestique interchangeable, hormis, peut-être, dans le regard du garçonnet qui la considère comme une seconde mère. Celle constamment présente à ses côtés alors que ses parents officiels sont accaparés par leur vie trépidante. Rapidement, au détour d'un coup de fil, on comprend que cette dame a dû laisser sa propre fille au loin afin d'obtenir cette place. Ironie d'une société brésilienne où personne, par contrecoup, ne semble pouvoir élever son propre mioche, comme par un effet de perpétuel ricochet.

C'est ainsi que démarre l'histoire de Val et du petit Fabinho. Bienvenue dans la haute bourgeoisie de Sao Paulo !
Scène suivante, Val descend les escaliers pour commencer son service et réveiller la maisonnée. Toujours aussi brune, toujours aussi joviale et généreuse. Ses épaules se sont voutées sous le poids des années, son pas est devenu plus lourd : quelle merveilleuse actrice que Regina Casé ! Elle incarne Val au plus profond de sa chair. Ellipse d'une dizaine d'années donc : le chiot est devenu un robuste labrador, Fabinho a grandi, en même temps que sa complicité avec l'employée de maison. C'est à Val qu'il confie ses secrets, ses amours, ses angoisses. Elle qui le réconforte, le dorlote toujours comme un gros bébé qu'il est sous sa carapace de beau jeune homme nubile qui se désespère d'être encore puceau. Pour ses employeurs, Carlos et Barbara, Val fait presque partie de la famille. Mais c'est ce « presque » qui marque toute la différence. C'est comme un venin subtil qui s'insinue dans les mots policés, un agacement qui pointe sous les sourcils épilés de madame Barbara. Les dominants n'ont pas besoin de faire montre de force quand les dominés ont la servilité atavique. Val, corvéable à merci, anticipe chaque désir, avale sans même les nommer les humiliations ordinaires. Elle accepte tout de ceux qui sont devenus sont seul repère puisque, depuis longtemps, sa propre fille, Jessica, lassée d'attendre le retour d'une daronne fantôme, a cessé de répondre à ses appels…

Et puis c'est un véritable coup de théâtre intime qui se produit : Jessica téléphone à Val et lui demande de l'accueillir quelques temps ! Val frémit de joie et exulte quand ses patrons, avec la libéralité qui sied à leur rang, lui octroient la faveur d'héberger sa progéniture dans sa chambre de bonne.
C'est une jeune fille pleine d'assurance qui débarque parmi eux, avec sa soif d'ascension sociale. Jessica, après avoir visité la maison cossue, la piscine tentatrice, est choquée par l'exiguité de la pièce où loge celle qu'elle ne parvient pas à appeler « maman ». Loin de se comporter comme une subalterne, comme « une citoyenne de seconde classe », sous l'œil médusé de sa mère, elle s'acclimate au foyer comme si les barrières sociales n'existaient pas. Les garçons de la maison en sont tout émoustillés, tandis qu'on sent la jalousie de Barbara croître ainsi que la pétoche et la honte de Val, de plus en plus déconcertée par la belle effrontée que rien ne semble impressionner. Comment pourrait-elle se douter que toute la détermination de Jessica repose sur un pesant secret ?

CGR (Draguignan) : mercredi 29 à 18h, jeudi 30 à 15h45, vendredi 31 à 13h30, samedi 1er août à 11h, dimanche 2 août à 20h, lundi 3 août à 13h45 et mardi 4 août à 18h
Le Luc : mercredi 29 à 21h et samedi 1er à 16h


Amy
AMYRéalisé par Asif KAPADIA
Documentaire USA 2015 2h07mn VOSTF
avec Amy Winehouse, Mark Ronson, Tony Bennett...

Amy Winehouse est morte à vingt-sept ans, au pic de sa jeunesse, comme Brian Jones, Jimi Hendrix, Jim Morrison et Janis Joplin. La disparition de ces idoles rock, à la fin des années 1960, avait donné prise aux fantasmes et aux légendes les plus folles. Quarante ans plus tard, peu de zones d'ombre demeurent autour de la mort de la diva soul londonienne : les images pullulent et s'échangent à flux continu sur la Toile. La caméra suivait déjà la chanteuse bien avant ses premiers enregistrements, quand elle sortait de l'enfance et prenait des poses de princesse sexy pour chanter Happy Birthday à une copine. Elle ne l'a pas quittée, jusqu'au zoom final sur son cadavre roulé dans un drap, disséminé sur les écrans du monde entier.
Amy Winehouse est l'une des premières icônes filmées partout et par tout le monde, de sa naissance (ou presque) à sa mort au cœur de l'été 2011. En piochant dans ce foisonnement de séquences, le cinéaste britannique d'origine indienne Asif Kapadia tisse une chronique dérangeante et triste à pleurer, qui met en lumière, avec une crudité rare, la foire aux célébrités brûlant une jeune femme en peu d'années.

Asif Kapadia est un documentariste accrocheur. Amy regorge d'images saisissantes, d'autant plus inédites qu'elles ont été filmées dans l'intimité de la chanteuse. Tous ses proches (même ceux qui dénoncent le film aujourd'hui) sont de la partie et livrent leur témoignage en voix off. On se demande quels pactes diaboliques furent scellés pour qu'il nous soit permis de voir la fille d'East Finchley, un quartier du nord de Londres, voguer d'appartements en chambres d'hôtel, d'auditions en coulisses, de cuite en cuite et d'amoureux en amoureux. Jusqu'aux centres de désintoxication, filmés de l'intérieur par Blake, le beau gosse de Camden avec qui elle a abordé le versant dur de la drogue (crack et héroïne) et pour qui elle était prête à se damner (« Je ferai tout comme toi »). Le pic de la déprime est atteint quand son ange noir, qui maigrit et se décompose au fil de l'histoire, demande à sa douce de chanter, rien que pour lui, dans la chambre de la clinique, une version ultime de Rehab — le tube d'Amy Winehouse sur la dépendance.
Tous ces documents ont pour effet de nous river à l'écran, sans qu'on en soit fier pour autant. Leur vertu est de nous faire communiquer, comme rarement, avec la musique et ses sources… (L. Rigoulet, Télérama)

Le Vox (Fréjus) : jeudi 30 et lundi 3 : 16h30, 18h30 et 21h15 - vendredi 31 18h30 - samedi 1er 16h30 et 21h15 - dimanche 2 et mardi 4 : 18h30 et 21h15


Love & Mercy
LOVE AND MERCYRéalisé par Bill POHLAD
USA 2014 2h02mn VOSTF
avec Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks, Paul Giamatti, Jake Abel...
Scénario d'Oren Moverman et Michael Alan Lerner

Surfin' USA, I Get Around, Dance Dance Dance, California Girls, Barbara Ann, Good Vibrations… Tout le monde ou presque a un tube des Beach Boys qui lui colle encore au cœur et au corps comme dirait l'autre. Rappelons en quelques mots les débuts de ce groupe légendaire constitué en 1961. Composé des frères Wilson – Brian, Carl et Dennis – de leur cousin Mike Love et d'un ami de Brian, Al Jardine, il s'agit quasiment d'une affaire de famille. Après seulement quatre ans d'existence, les Beach Boys sont au sommet de leur gloire. Déjà dix albums au compteur, tous des succès grâce aux compositions accrocheuses de Brian qui participent à la construction d'une Californie mythique, solaire, surfeuse et hédoniste. S'il existe un seul groupe américain capable de résister à la vague british qui déferle sur le monde, c'est celui-ci. Normal, me direz-vous, quand on s'appelle les garçons de la plage et que l'on a fait du surf sa spécialité.

Mais en décembre 1965, les Beatles passent la vitesse supérieure. Jusqu'à présent, un 33 tours était simplement l'addition en un seul album des derniers 45 tours sortis par un groupe. Le dernier né des Beatles, Rubber Soul, fait l'effet d'une bombe avec ses quatorze morceaux écrits spécialement pour l'occasion. Brian, bluffé, décide de relever le gant. Il ne participera pas à la tournée du groupe au Japon pour composer et travailler avec les meilleurs musiciens de studio du moment. Le résultat sera Pet Sounds, que Paul Mac Cartney qualifiera de « plus grand album de tous les temps » et reconnaîtra plus tard comme source d'inspiration de Sergent Peppers Lonely Hearts Club Band. Mais le public américain, surpris par la complexité de la musique et par des paroles ciselées et poétiques, sera déconcerté, à l'instar d'ailleurs du reste du groupe. Ce semi-échec touche de plein fouet Brian Wilson qui entrera rapidement dans la spirale infernale de la toxicomanie et de la dépression, deviendra obèse et passera même trois années couché dans son lit.

Bill Pohlad et ses scénaristes ont choisi de ne pas faire de Love & Mercy le biopic d'un groupe. Ils nous proposent, et c'est beaucoup plus intéressant, une approche intime de son compositeur, producteur et pierre angulaire Brian Wilson, à deux étapes de sa vie : dans les années 60, la naissance d'un musicien de génie et dans les années 80, le difficile retour à la vie d'un homme brisé. Deux obstacles se dressaient devant le réalisateur. Le premier tenait à la difficulté de trouver un acteur capable d'interpréter le même personnage à vingt ans d'écart. Le second, plus important, consistait à appréhender les moments de création musicale. Bill Pohlad les franchira avec brio grâce à deux hommes-clés.
D'abord le scénariste Oren Moverman, avec qui il décide d'engager deux acteurs différents. Leur choix est idéal : Paul Dano interprètera le jeune prodige et John Cusack l'homme mûr qui tente de reprendre pied – rappelons qu'Oren Moverman était le scénariste du formdiable film de Todd Haynes sur Bob Dylan, I'm not there. Ensuite le musicien Atticus Ross, auteur de la bande son du film, qui, loin de se contenter de faire entendre des morceaux des Beach Boys, parvient à restituer le travail en studio de Brian Wilson. Si l'on ajoute la qualité des reconstitutions d'époque et les performances d'Elisabeth Banks dans le rôle d'une vendeuse de cadillacs et surtout de Paul Giamatti dans celui du docteur Landy, inquiétant psychiatre qui maintient Brian dans un carcan chimique, on arrive à la conclusion imparable que ce Love & Mercy fait naître de sacrément bonnes vibrations.

Lorgues : mercredi 29 à 20h et dimanche 2 à 19h


Vice Versa
VICE-VERSARéalisé par Pete Docter et Ronaldo Del Carmen
Film d'animation USA 2015 1h42mn VF
avec les voix de Charlotte Le Bon (Joie), Marilou Berry (Tristesse), Mélanie Laurent (Dégoût), Gilles Lelouche (Colère) et Pierre Niney (Peur)...
Pour les enfants à partir de 5 ans

Au récent festival de Cannes, le dernier opus des studios Pixar-Disney aura été l’un des films les plus applaudis. Pas de chance, il n’était pas en compétition ! Le voici qui arrive en salle… alors ne ratez pas ce formidable voyage aussi drôle qu’émouvant dans l’esprit d’une enfant. Un récit d’une rare intelligence dans le monde très codifié des films d’animation.

Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, onze ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité, Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…
Peter Docter c’est aussi le scénariste de Toy story, Là Haut, Monstres et Cie ou encore Wall-E, et oui excusez du peu mais le monsieur est comme qui dirait une pointure dans son genre, voire la référence en la matière. Car tous les titres mentionnés plus haut sont devenus, pour plusieurs générations de spectateurs, des jalons, des repères, comme le furent pendant des dizaines d’années les productions du studio aux grandes oreilles.

Vice-Versa nous propose de suivre pas à pas la construction psychologique d’une enfant, de sa naissance à son passage à l’adolescence, rien de moins, et tout ça de l’intérieur, depuis le cerveau, imaginé comme l’unité centrale d’un super ordinateur. Vice-Versa donne à voir la construction des souvenirs, les bons mais aussi les mauvais ou encore ce qui reste des expériences vécues par la petite fille et qui participent de son caractère et de son développement, de ce qui devient des repères de vie.
Tout cela est magnifiquement amené, avec beaucoup d’intelligence et de délicatesse tout en restant follement drôle.
Le dynamisme, la grande créativité et l’humour de Vice-Versa donnent un coup de vieux à beaucoup de films d’animation sortis ces dernières années. Vice-Versa plaira aux parents et aux enfants… même si les subtilités de cette aventure échapperont aux plus petits. Cerise sur le gâteau, Disney et Pixar ont choisi d’excellents comédiens pour le doublage de la version française : Charlotte Le Bon (Joie), Marilou Berry (Tristesse), Mélanie Laurent (Dégoût), Gilles Lelouche (Colère) et Pierre Niney (Peur). Un casting cinq étoiles pour un film de rêves. (Utopia)

CGR (Draguignan) : tous les jours à 11h15 et 18h
Lorgues : mercredi 29 à 19h et dimanche 2 à 17h
Le Vox (Fréjus) : tous les jours à 14h30

Pour adhérer il faut remplir le coupon ci-dessous après l'avoir imprimé, en l'envoyant à :
Edith Cantu
358 chemin du peyrard
83300 Draguignan

accompagné d'un chèque de 15 € à l'ordre de l'association Entre Toiles et d'une enveloppe timbrée à votre adresse.

Vous recevrez une carte d'adhérent qui vous donnera droit au tarif de 4 € 90 d'entrée au cinéma, sauf pour les films qui seront en sortie nationale qui resteront au tarif ordinaire.

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Madame, Mademoiselle, Monsieur.....................................................................................

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