Au(x) cinéma(s) du 9 au 15 septembre

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Bonjour à tous,

Peu de nouveautés cette semaine! A noter tout d'abord sur votre agenda : le 20 septembre à 19 heure, au Théâtre Lily Pons à Draguignan Les fils de l'homme, un film de science fiction rageur et pertinent, dans le cadre des Journées du Patrimoine...
Pour cette semaine ci : à CGRLe combat ordinaire inspiré de la bande dessinée de Manu Larcenet, et toujours Dheephan Palme d'or du festival de Cannes. Au Vox à Fréjus, vous avez toujours ces 2 beaux polars La isla minima et La nina de fuego. Et puis encore Floride avec un Jean Rochefort bouleversant. et enfin, Massaan, un film indien, couronné à Cannes, une intrigue captivante sur l'Inde d'aujourd'hui tiraillée entre tradition et modernité.

Quant à nos projets de vous faire profiter de quelques beaux films à Lily Pons, cette année, on ne peut rien encore vous en dire car la CAD ne nous a pas encore répondu !
Bonne semaine de cinéma !

Et comme toujours, on vous le redit : transférez, adhérez (bulletin ci-dessous), demandez à recevoir cette lettre si vous ne l'avez pas directement (à entretoiles83@laposte.net, et même si vous n'adhérez pas!)

PROGRAMMATION DU 9 AU 15 SEPTEMBRE 2015
Le Combat ordinaire
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Le Combat ordinaire
Réalisé par Laurent TUEL
France 2015 1h40mn
avec Nicolas Duvauchelle , Maud Wyler , Ludovic Berthillot...
Le combat ordinaire, c'est celui que mène Marco, un ancien photographe de guerre solitaire, contre ses crises d'angoisse. Lorsqu'il lui faut affronter les grandes étapes de sa vie : mort d'un parent, engagement amoureux, paternité... Laurent Tuel (Jean-Philippe, Le Premier Cercle) adapte avec fidélité, mais sagesse, la magnifique bande dessinée de Manu Larcenet (1) . D'où l'impression d'une illustration soignée, mais vaine... lire la suite
(1) Les quatre tomes (2003-2008) viennent d'être réunis dans une intégrale chez Dargaud
CGR (Draguignan) : mercredi 11h et 15h, jeudi et samedi 18h 15, vendredi 16h, dimanche 20h15, lundi 13h45, mardi 17h45
Human
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Human
Réalisé par Yann ARTHUS-BERTRAND
Documentaire France 2015 3h11mn
À travers les témoignages remplis d’amour, de bonheur, mais aussi d’inégalités, de haine et de violence, HUMAN nous confronte à l’Autre et nous renvoie à notre propre vie. De la plus petite histoire du quotidien, jusqu’aux récits de vie les plus incroyables, ces rencontres poignantes et d’une sincérité rare, mettent en lumière ce que nous sommes, notre part la plus sombre mais aussi ce que nous avons de plus beau et de plus universel. La Terre, notre Terre, sublimée au travers d’images aériennes inédites, témoignent de la beauté du monde et nous offrent des instants de respiration et d’introspection.
Yann Arthus-Bertrand a aussi voulu associer les collectivités locales à la sortie mondiale de son dernier-né, en signant un partenariat avec l'Association des maires de France  Ensemble, l’engagement et la générosité".

CGR (Draguignan) : samedi 16h, dimanche 11h, lundi 20h, mardi 14h
Dheepan
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Dheepan
Réalisé par Jacques AUDIARD
France 2015 1h55mn VOSTF
avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby, Vincent Rottiers, Marc Zinga...
Scénario de Jacques Audiard, Noé Debré et Thomas Bidegain, très librement inspiré des Lettres persanes de Montesquieu
Palme d'Or, Festival de Cannes 2015
Dheepan, c'est le prénom du héros. Qui donne son titre à ce film qui claque comme une arme à double détente. Première salve : un cinéma social, presque organique, qui démarre dans une jungle moite et luxuriante sur les traces d'un éléphant filmé de manière mystique, référence à Ganesh, divinité hindou. Deuxième salve : basculement complet dans du cinéma de genre, un « vigilante », où Dheepan se transformera en justicier des temps modernes.
Mais nous n'en sommes pas là. Nous sommes, tout d'abord, dans un camp de réfugiés où chacun espère s'envoler vers des terres plus paisibles, loin de la guerre civile qui sévit au Sri Lanka. Une manne pour les trafiquants de tout acabit. Là, dans un bureau improvisé, on peut se procurer des passeports illicites et s'ils mentionnent une famille on s'en compose une fictive sur le champ. C'est ainsi que deux inconnus deviennent officiellement mari et femme, lui endossant l'identité d'un certain Dheepan, elle d'une certaine Yalini. Il ne manque plus qu'une enfant de neuf ans pour compléter le tableau et ils ont tôt fait de se la procurer, prenant au hasard la première orpheline venue, qui n'a d'autre perspective que de suivre ces étrangers. Trois êtres solitaires aux devenirs désormais étroitement liés.
.. lire la suite
CGR (Draguignan) : mercredi, 11 h et 16h
La Isla mínima
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La Isla mínima
Réalisé par Alberto RODRIGUEZ
Espagne 2015 1h44mn VOSTF
avec Raúl Arévalo, Javier Gutiérrez, Antonio de la Torre, Nerea Barros...
10 Goya 2015 (équivalent espagnol des César) dont Meilleur Film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario, Meilleur Acteur • Prix Spécial Police et Prix de la Critique au Festival du Film Policier de Beaune 2015
Le générique donne d'emblée le ton : des images aériennes à couper le souffle, aussi belles qu'irréelles, des méandres du delta du fleuve Guadalquivir en Andalousie, lacis d'eau labyrinthique au cœur d'une nature moite et désolée qu'on pourrait tout à fait croire être celle du bayou en Louisiane. La comparaison n'est pas anodine, La isla mínima s'inscrit en effet comme le pendant espagnol des meilleurs polars américains – on pense aussi à des séries, True detective tout particulièrement – , de ceux qui nous plongent dans des contrées reculées, isolées et inquiétantes, où la recherche d'un coupable est bien souvent un prétexte à la description des us et coutumes, souvent peu avenants, des communautés qui y (sur)vivent. Et l'Andalousie rurale respecte à la lettre le cahier des charges : à l'aridité poisseuse de la nature et des conditions de vie répondent les visages durs et fermés des habitants, qui préfèrent se murer dans un silence hostile plutôt que de livrer leurs secrets aux policiers venus fureter dans leur patelin boueux... lire la suite
Le Vox (Fréjus) : mercredi et samedi 16h et 20h45, jeudi et lundi 15h, dimanche 18h15, vendredi et mardi 18h15 et 20h45
La Nina de Fuego
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La Niña de Fuego
Écrit et réalisé par Carlos VERMUT
Espagne 2014 2h07mn VOSTF
avec José Sacristán, Bárbara Lennie, Luis Bermejo, Israel Elejalde, Lucia Pollan...
Concha de Oro (Meilleur film) et Concha de Plata (Meilleur réalisateur) au Festival de San Sebastián 2014 • Goya (équivalent espagnol des César) de la meilleure actrice pour Bárbara Lennie
Luis est un professeur au chômage prêt à tout pour donner un peu de bonheur à sa fille atteinte d'une leucémie incurable. Damián fut professeur aussi, mais il s'apprête aujourd'hui à sortir de prison, avouant à ses geôliers sa peur, une fois dehors, de recroiser la route de Bárbara. Bárbara justement est une jeune femme instable et mystérieuse, que son mari psychiatre essaie tant bien que mal de contrôler. Entre ces trois personnages va se mettre en place un jeu malsain fait de chantages, de mensonges et de tromperies, un jeu bien trop dangereux et qui risque fort d'aller beaucoup trop loin... lire la suite
Le Vox (Fréjus) : mercredi et samedi à 18h05
Floride
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Floride
Réalisé par Philippe LE GUAY
France 2015 1h50mn
avec Jean Rochefort, Sandrine Kiberlain, Laurent Lucas, Anamaria Marinca, Clément Métayer, Coline Beal, Edith Le Merdy, Christèle Tual...
La Floride : ses palmiers, ses flamands roses, son fameux jus d’orange et ses retraités venus trouver le soleil pour l’éternité. Quand il ferme les yeux, pas encore pour toujours – plutôt crever ! – c’est à la Floride qu’il pense, Claude. A sa douceur, à sa chaleur, et surtout à sa fille qui est partie vivre là-bas et qu’il rêve de retrouver. Mais en attendant de s’envoler, de prendre ses clics, ses clacs et ses baskets fluos à scratch (comme les enfants, parce que les lacets, c’est plus de son âge), c’est près du lac d’Annecy qu’il tue le temps. Son temps, étrange paradoxe de la vie quand elle arrive à son dernier acte, est à la fois compté et s’écoule très lentement, grain après grain, matin après matin, jus d’orange made in Florida après jus d’orange made in Florida, le seul bien entendu qui trouve grâce à ses goûts de vieux Monsieur. Claude est vivant et s’il oublie parfois la date, les comprimés, il n’oublie pas ça : que le jour se lève encore pour lui.
Il n’a plus d’épouse, il n’a plus de boulot depuis un bout de temps, il n’a pas vraiment d’amis, alors qu’est ce qui lui reste pour se sentir vivant ?.
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Le Vox (Fréjus) : vendredi 15h
Masaan
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Masaan
Réalisé par Neeraj GHAYWAN
Inde 2015 1h43mn VOSTF
avec Richa Chadda, Vicky Kaushal, Sanjay Mishra, Nikhil Sahni...
Festival de Cannes 2015, Un certain regard : Prix spécial du Jury et Prix de la critique internationale
Bien loin des charmantes « Bollywooderies », une nouvelle vague de films indiens parvient sur nos écrans pour nous parler de ce magnifique pays de manière plus authentique. Jamais misérabiliste, le récit, fluide, rend l'intrigue captivante. Nous sommes à Vârânasî (Bénarès), ville sainte, où la jeunesse, pour conquérir une part de liberté, tente d'ouvrir des brèches dans des conventions sociales oppressantes, tout en restant respectueuse de ses aïeux, de leurs rites. Le dosage est délicat et dans cette recherche, les parents les aident parfois à bousculer cette société patriarcale. Sous le soleil pesant, une jeune fille en fleur, Devi, sort de chez elle. Quelques pas plus tard elle a remplacé son sari sobre contre un autre, très mauve, très rose, très flashy, qui fait se retourner sur elle les passantes. Évidement, elle va à un rendez-vous galant. Le tout premier de son existence. Par amour ? Non ! C'est là qu'on sort des sentiers battus... lire la suite
Le Vox (Fréjus) mercredi 16h, jeudi et lundi 18h15 et 20h45, vendredi et mardi 18h15, samedi 16h10, dimanche 16h10 et 20h45
Les Fils de l'homme
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Les Fils de l'homme
Écrit et réalisé par Alfonso Cuarón
USA 2006 1h50mn VOSTF
avec Clive Owen , Maria McErlane , Tehmina Sunny...
Londres, 2027. Alfonso Cuarón, réalisateur éclectique (Gravity, Y tu mamá también, Harry Potter 3...) donne d'emblée le ton de son récit d'anticipation. Ici, pas de voitures volantes ni de buildings démesurés. Le frissonnant futur qu'il imagine ne fait que maquiller notre présent. Même décor à peine trafiqué, mêmes codes vestimentaires et architecturaux... Mais davantage de gris, de crasse, et surtout de violence et de désespoir. Seule l'Angleterre résiste au chaos mondial, guerres civiles, épuisement des ressources, etc. Mais cette « protection » a un prix, celui d'une effroyable dictature policière. Comme tous les héros de ce genre d'histoires, Theo (Clive Owen, touchant) est fatigué. Ex-militant, il a renoncé à ses convictions humanistes, et vivote au jour le jour comme bureaucrate. Evidemment, les événements le forcent à reprendre la lutte. Julian (Julianne Moore, superbe), son ancienne amante, chef d'une organisation clandestine, lui demande d'escorter une mystérieuse jeune fille, Kee, à travers le pays... lire la suite
Théâtre de Draguignan - Salle Lily Pons - Dimanche 20 septembre 19h Entrée libre

Et si vous voulez en savoir un peu plus...

Le Combat ordinaire
COMBATORDINAIRERéalisé par Laurent TUEL
France 2015 1h40mn
avec Nicolas Duvauchelle , Maud Wyler , Ludovic Berthillot...

Le combat ordinaire, c'est celui que mène Marco, un ancien photographe de guerre solitaire, contre ses crises d'angoisse. Lorsqu'il lui faut affronter les grandes étapes de sa vie : mort d'un parent, engagement amoureux, paternité... Laurent Tuel (Jean-Philippe, Le Premier Cercle) adapte avec fidélité, mais sagesse, la magnifique bande dessinée de Manu Larcenet (1) . D'où l'impression d'une illustration soignée, mais vaine... Si l'émotion affleure, c'est grâce aux acteurs. Nicolas Duvauchelle n'a jamais été aussi convaincant. Et André Wilms apporte une belle humanité à son personnage de retraité au passé douloureux. — S.D.

 

(1) Les quatre tomes (2003-2008) viennent d'être réunis dans une intégrale chez Dargaud.

CGR (Draguignan) : mercredi 11h et 15h, jeudi et samedi 18h 15, vendredi 16h, dimanche 20h15, lundi 13h45, mardi 17h45


Dheepan

DHEEPANRéalisé par Jacques AUDIARD
France 2015 1h55mn VOSTF
avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby, Vincent Rottiers, Marc Zinga...
Scénario de Jacques Audiard, Noé Debré et Thomas Bidegain, très librement inspiré des Lettres persanes de Montesquieu
Palme d'Or, Festival de Cannes 2015


Dheepan, c'est le prénom du héros. Qui donne son titre à ce film qui claque comme une arme à double détente. Première salve : un cinéma social, presque organique, qui démarre dans une jungle moite et luxuriante sur les traces d'un éléphant filmé de manière mystique, référence à Ganesh, divinité hindou. Deuxième salve : basculement complet dans du cinéma de genre, un « vigilante », où Dheepan se transformera en justicier des temps modernes.

Mais nous n'en sommes pas là. Nous sommes, tout d'abord, dans un camp de réfugiés où chacun espère s'envoler vers des terres plus paisibles, loin de la guerre civile qui sévit au Sri Lanka. Images amèrement banales d'une zone surpeuplée, de tentes miséreuses, d'un provisoire qui semble durer éternellement. On présume que beaucoup sont prêts à tout pour se tirer de là, on le serait soi-même. Une manne pour les trafiquants de tout acabit. Là, dans un bureau improvisé, on peut se procurer des passeports illicites et s'ils mentionnent une famille on s'en compose une fictive sur le champ. C'est ainsi que deux inconnus deviennent officiellement mari et femme, lui endossant l'identité d'un certain Dheepan, elle d'une certaine Yalini. Il ne manque plus qu'une enfant de neuf ans pour compléter le tableau et ils ont tôt fait de se la procurer, prenant au hasard la première orpheline venue, qui n'a d'autre perspective que de suivre ces étrangers. Trois êtres solitaires aux devenirs désormais étroitement liés : voilà un équipage de fortune constitué par pur intérêt, une triple alliance frustrante où chacun s'efforce de jouer le jeu, faisant taire ses états d'âmes, ses peurs, ses colères. Celles de Dheepan sont féroces, façonnées par des années d'engagement en tant que tigre de la libération. L'ancien militaire n'a que mépris envers sa nouvelle compagne tamoule, restée en retrait au lieu de s'engager dans la lutte armée et qui rêve benoîtement d'Angleterre, comme si ce pays était la panacée. Quant à la gamine, rebaptisée Ilayaal, elle semble être la seule à oser réclamer un peu d'une tendresse devenue subsidiaire pour ses faux parents écorchés par la vie.

Inutile de vous décrire l'embarquement sur un boat people dégoulinant de passagers agglutinés : Audiard procède par touches, par flashs laissant son auditoire compléter la chanson. Ainsi en est-il de l'arrivée à Paris. Premiers boulots clandestins en tant que vendeurs à la sauvette. Images avilissantes de ces anciens guerriers coiffés de ridicules antennes clignotantes qu'ils cherchent à fourguer à des passants indifférents. Les gendarmes… Les foyers…
Mais parfois le destin leur sourit, leur procurant des soutiens inattendus, celui d'un interprète qui, loin de faire du mot à mot, les conseille, leur réinvente un parcours susceptible d'émouvoir le fonctionnaire qui instruit leur dossier, d'infléchir le bras d'une administration encline aux reconduites à la frontière. C'est la régularisation. Voilà Dheepan et sa famille embauchés comme gardiens dans une cité HLM… Il essaie de se refaire une virginité, affichant une attitude servile sous le regard des petits caïds du quartier… Mais ça ne va pas durer !

L'essentiel du film réside dans la complexité des personnages, dans leur rapport à autrui, leur évolution comme autant de petites révolutions intérieures. Chaque acteur joue tout en retenue, c'est criant de vérité. On peine à imaginer que pour la plupart c'est une première apparition à l'écran. Il y a d'ailleurs une résonance autobiographique pour Jesuthasan Antonythasan qui interprète Dheepan et dont le parcours d'enfant soldat a servi de matière à ses romans.

CGR (Draguignan) : Mercredi, jeudi, samedi, lundi et mardi : 13h30, 15h45, 20h, et 22h15, vendredi : 11h, 13h30, 20h et 22h15 - dimanche : 13h30, 15h45, 20h et 22h15


HUMAN
HUMANRéalisé par Yann ARTHUS-BERTRAND
Documentaire France 2015 3h11mn

À travers les témoignages remplis d’amour, de bonheur, mais aussi d’inégalités, de haine et de violence, HUMAN nous confronte à l’Autre et nous renvoie à notre propre vie. De la plus petite histoire du quotidien, jusqu’aux récits de vie les plus incroyables, ces rencontres poignantes et d’une sincérité rare, mettent en lumière ce que nous sommes, notre part la plus sombre mais aussi ce que nous avons de plus beau et de plus universel. La Terre, notre Terre, sublimée au travers d’images aériennes inédites, témoignent de la beauté du monde et nous offrent des instants de respiration et d’introspection.

 Yann Arthus-Bertrand a aussi voulu associer les collectivités locales à la sortie mondiale de son dernier-né, en signant un partenariat avec l'Association des maires de France  Ensemble, l’engagement et la générosité".

CGR (Draguignan) : samedi 16h, dimanche 11h, lundi 20h, mardi 14h


La Isla mínima
LA ISLA MÍNIMARéalisé par Alberto Rodriguez
Espagne 2015 1h44mn VOSTF
avec Raúl Arévalo, Javier Gutiérrez, Antonio de la Torre, Nerea Barros...
10 Goya 2015 (équivalent espagnol des César) dont Meilleur Film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario, Meilleur Acteur • Prix Spécial Police et Prix de la Critique au Festival du Film Policier de Beaune 2015

Le générique donne d'emblée le ton : des images aériennes à couper le souffle, aussi belles qu'irréelles, des méandres du delta du fleuve Guadalquivir en Andalousie, lacis d'eau labyrinthique au cœur d'une nature moite et désolée qu'on pourrait tout à fait croire être celle du bayou en Louisiane. La comparaison n'est pas anodine, La isla mínima s'inscrit en effet comme le pendant espagnol des meilleurs polars américains – on pense aussi à des séries, True detective tout particulièrement – , de ceux qui nous plongent dans des contrées reculées, isolées et inquiétantes, où la recherche d'un coupable est bien souvent un prétexte à la description des us et coutumes, souvent peu avenants, des communautés qui y (sur)vivent. Et l'Andalousie rurale respecte à la lettre le cahier des charges : à l'aridité poisseuse de la nature et des conditions de vie répondent les visages durs et fermés des habitants, qui préfèrent se murer dans un silence hostile plutôt que de livrer leurs secrets aux policiers venus fureter dans leur patelin boueux. C'est donc une enquête difficile qui s'annonce pour les deux détectives débarqués de Madrid pendant les fêtes locales, au cours desquelles deux adolescentes viennent de disparaître. Pedro, jeune flic idéaliste sur le point de devenir père, et Juan, vieux routard porté sur la boisson et adepte des méthodes à l'ancienne, s'enfoncent peu à peu dans les marécages andalous, déterrant un à un cadavres et secrets, jusqu'à remettre en question leurs propres croyances et à rendre de plus en plus perméable la frontière entre le légal et l'illicite…

Si La isla mínima n'a absolument pas à rougir de son influence américaine, à qui le film emprunte autant les codes du thriller que l'élégance de sa mise en scène, il ne peut y être réduit. Alberto Rodriguez a en effet choisi d'en situer l'action à une époque bien particulière de l'histoire espagnole, celle de la transition démocratique des années quatre-vingt. Et dans cette communauté rurale andalouse, autant que dans le comportement des deux flics madrilènes, se débattent les fantômes du passé franquiste encore vivace face aux désirs d'émancipation que fait souffler la démocratie nouvelle. Ainsi, les deux adolescentes disparues, que la communauté jugeait frivoles, avaient peut-être tout simplement envie d'ailleurs et de liberté. Ainsi, leur père mutique semble accepter leur disparition comme une punition du comportement de ses filles, alors que leur mère, à l'insu de son mari, fournit aux policiers des éléments d'explication. Ainsi, les deux policiers ont eux aussi un passé et des secrets qui vont malgré eux refaire surface…

Réussissant à creuser ces différents sillons sans jamais s'embourber, Alberto Rodriquez suit le courant principal de l'enquête menée par les deux inspecteurs, les indices qu'ils découvrent, les (fausses) pistes qu'ils suivent, les interrogatoires qu'ils mènent… Mais il bifurque en permanence, fouinant dans les hautes herbes et les bâtisses délabrées, sondant le marais et ses habitants, puis prenant à nouveau de la hauteur pour nous dévoiler la mystérieuse beauté de ces paysages immenses avant de nous replonger dans leur moiteur asphyxiante. À travers un thriller diablement efficace, il donne à cette île des airs de cauchemar éveillé à l'atmosphère malsaine, peuplé de personnages fantomatiques hantés par les spectres du passé. (Utopia)

Le Vox (Fréjus) : mercredi et samedi 16h et 20h45, jedui et lundi 15h, dimanche 18h15, vendredi et mardi 18h15 et 20h45


La Niña de Fuego
LA NIÑA DE FUEGOÉcrit et réalisé par Carlos VERMUT
Espagne 2014 2h07mn VOSTF
avec José Sacristán, Bárbara Lennie, Luis Bermejo, Israel Elejalde, Lucia Pollan...
Concha de Oro (Meilleur film) et Concha de Plata (Meilleur réalisateur) au Festival de San Sebastián 2014 • Goya (équivalent espagnol des César) de la meilleure actrice pour Bárbara Lennie

On était un peu sans nouvelles du cinéma espagnol, et à vrai dire plutôt inquiets que la crise qui touche le pays ne plombe durablement la production cinématographique, dont peu de titres ont traversé les Pyrénées ces dernières années. Mais voilà qu'en cet an de grâce 2015, les bonnes nouvelles ibériques se succèdent. Alors que, sous l'impulsion de la jeunesse, le pays se renouvelle politiquement avec l'élection à la mairie de plusieurs villes importantes des candidat(e)s du mouvement Podemos, le cinéma trouve lui aussi un nouveau souffle dont témoigne l'arrivée sur nos écrans de deux films ambitieux et novateurs. Vous pouvez en découvrir un premier exemple dans nos salles depuis mi-juillet, avec le captivant polar sous influence américaine La Isla mínima. Et voici avec La Niña de fuego une deuxième illustration de cette vitalité retrouvée. Son réalisateur, Carlos Vermut, qui est aussi illustrateur, fait preuve d'audace, jouant d'une grande beauté formelle et d'un insolent sens de l'ellipse pour tisser une histoire complexe et vénéneuse dans laquelle les différents fils s'entrelacent petit à petit. Dans ce scénario savamment construit, le danger guette en permanence, l'inquiétude rôde, et le malaise ne cesse de grandir en même temps que le mystère s'épaissit. C'est que Carlos Vermut tient sans nul doute son spectateur en haute estime : il ne lui fournit qu'une partie des clés, laissant la place au hors-champ et à l'imagination pour que chacun puisse se construire sa propre interprétation. Et son film est à l'image de son personnage féminin : énigmatique, troublant et diablement fascinant.

Luis est un professeur au chômage prêt à tout pour donner un peu de bonheur à sa fille atteinte d'une leucémie incurable. Damián fut professeur aussi, mais il s'apprête aujourd'hui à sortir de prison, avouant à ses geôliers sa peur, une fois dehors, de recroiser la route de Bárbara. Bárbara justement est une jeune femme instable et mystérieuse, que son mari psychiatre essaie tant bien que mal de contrôler. Entre ces trois personnages va se mettre en place un jeu malsain fait de chantages, de mensonges et de tromperies, un jeu bien trop dangereux et qui risque fort d'aller beaucoup trop loin…

« Cela s'était passé avec Victor Erice (L'Esprit de la ruche) et Ivan Zulueta (Arrebato) et cela se renouvelle avec Carlos Vermut. Ils ont tous signé un deuxième film qui est un véritable chef d’œuvre. Un film qui se bonifie avec les années dans le cas des deux premiers, avec les heures et les jours dans le cas de Carlos Vermut. Il y a beaucoup à dire sur La Niña de fuego… Vermut possède ce sens hors du commun de l’ellipse : les personnages et histoires cohabitent et évoluent dans une narration pleine de coupures, ce qui donne l’impression de quelque chose de linéaire, alors que c’est tout le contraire. C’est un grand directeur d’acteurs, tous excellents, avec une mention spéciale pour Bárbara Lennie. En tant que scénariste, il nous épate à chaque changement de séquence. Quand, dans la dernière partie, il donne l’impression qu’il n’a plus rien de nouveau à proposer, quand l’histoire semble entrer dans une impasse, quand il n'est plus possible de faire aussi bien qu’auparavant, il y parvient. Il surprend à nouveau et met un point final avec le passage où intervient Pepe Sacristán, l’acteur espagnol qui vit là son meilleur troisième acte. J’espère que le public rendra justice à La Niña de fuego qui est, pour moi, la grande révélation du cinéma espagnol de ce siècle. » Pedro Almodóvar.

Le Vox (Fréjus) : mercredi et samedi à 18h05


Floride
FLORIDEPhilippe LE GUAY
France 2015 1h50mn
avec Jean Rochefort, Sandrine Kiberlain, Laurent Lucas, Anamaria Marinca, Clément Métayer, Coline Beal, Edith Le Merdy, Christèle Tual...

La Floride : ses palmiers, ses flamands roses, son fameux jus d’orange et ses retraités venus trouver le soleil pour l’éternité. Quand il ferme les yeux, pas encore pour toujours – plutôt crever ! – c’est à la Floride qu’il pense, Claude. A sa douceur, à sa chaleur, et surtout à sa fille qui est partie vivre là-bas et qu’il rêve de retrouver. Mais en attendant de s’envoler, de prendre ses clics, ses clacs et ses baskets fluos à scratch (comme les enfants, parce que les lacets, c’est plus de son âge), c’est près du lac d’Annecy qu’il tue le temps. Son temps, étrange paradoxe de la vie quand elle arrive à son dernier acte, est à la fois compté et s’écoule très lentement, grain après grain, matin après matin, jus d’orange made in Florida après jus d’orange made in Florida, le seul bien entendu qui trouve grâce à ses goûts de vieux Monsieur. Claude est vivant et s’il oublie parfois la date, les comprimés, il n’oublie pas ça : que le jour se lève encore pour lui.
Il n’a plus d’épouse, il n’a plus de boulot depuis un bout de temps, il n’a pas vraiment d’amis, le dernier en date vient de passer l'arme à gauche – cela dit il s’était fâché avec lui depuis quelques décennies… alors qu’est ce qui lui reste pour se sentir vivant ?

Une employée à domicile dévouée qu’il fait tourner en bourrique et dont il reluque sans fausse pudeur et avec une évidente nostalgie les contours et volumes, une sublime collection de lampes à huile qu’il bichonne amoureusement, une vue imprenable sur les montagnes qui le gonfle prodigieusement et puis une seconde fille aimante et débordée.
Carole, l'aînée, n’a pas choisi la Floride, elle, restant auprès de son papa parce qu’il le valait bien. Elle gère la papeterie dont son père était jadis le patron, et jongle entre un emploi du temps de ministre, une vie privée quasi inexistante et le casse-tête du recrutement des aides à domiciles que son père use et décourage, il faut bien le dire, assez rapidement.
Claude a toute sa tête, enfin presque… À quoi bon finalement garder en mémoire toutes ces petites choses insignifiantes qui vous polluent une vie et ne servent au final qu’à entretenir de vaines relations avec les autres qui, la plupart du temps, vous pompent l’air ? Pourquoi garder au fond de son cœur ce qui vous l’a brisé ?
La fin des emmerdes, c’est bien de ne garder que le meilleur, le sourire espiègle de sa mère quand elle se maquillait, les rires de ses filles, l’odeur du sous-bois et le craquement des brindilles sous ses souliers de môme. Et tant pis si les peurs de l’enfance s’invitent sans avoir été invitées… Une fille, un père. Le temps qui passe et qui inverse les rôles… on a beau le savoir depuis le début de l’histoire et connaître la fin, personne n’est vraiment préparé à cela.

Tirée d’une pièce de théâtre à succès, Floride est porté par un Jean Rochefort magnifique et bouleversant, dont le regard pétillant et joueur n’a rien perdu de son charme, en dépit des années – et n'oublions surtout pas Sandrine Kiberlain, elle est parfaite ! Réservant son lot de scènes burlesques et de face-à-face souvent très drôles, le film n’est bien évidemment pas qu’une comédie légère : la vieillesse, le temps qui passe ne font pas de cadeau… Mais s’il fallait un épilogue à cette chronique qui sait être aussi cocasse que douloureuse, ce pourrait bien être aussi celui que l’on peut donner à toute vie riche de joies et de tristesses : carpe diem. (Utopia)

Le Vox (Fréjus) : vendredi 15h


Masaan

MASAANRéalisé par Neeraj GHAYWAN
Inde 2015 1h43mn VOSTF
avec Richa Chadda, Vicky Kaushal, Sanjay Mishra, Nikhil Sahni...
Festival de Cannes 2015, Un certain regard : Prix spécial du Jury et Prix de la critique internationale

Bien loin des charmantes « Bollywooderies », une nouvelle vague de films indiens parvient sur nos écrans pour nous parler de ce magnifique pays de manière plus authentique. Tout récemment Titli, aujourd'hui Masaan. Le film nous entraîne au fil du Gange. Pas celui des touristes, non, celui sur les bords duquel vivent les intouchables. Jamais misérabiliste, le récit, fluide, rend l'intrigue captivante.
Nous sommes à Vârânasî (Bénarès), ville sainte, où la jeunesse, pour conquérir une part de liberté, tente d'ouvrir des brèches dans des conventions sociales oppressantes, tout en restant respectueuse de ses aïeux, de leurs rites. Le dosage est délicat et dans cette recherche, les parents les aident parfois à bousculer cette société patriarcale.
Sous le soleil pesant, une jeune fille en fleur, Devi, sort de chez elle. Quelques pas plus tard elle a remplacé son sari sobre contre un autre, très mauve, très rose, très flashy, qui fait se retourner sur elle les passantes. Évidement, elle va à un rendez-vous galant. Le tout premier de son existence. Par amour ? Non ! C'est là qu'on sort des sentiers battus. Le garçon avec lequel elle pénètre dans la chambre d'hôtel, elle le connait à peine. Ils ne savent même pas comment s'effleurer. Aussi maladroits et vierges l'un que l'autre. Gauche, il lui tend un petit cadeau, histoire de briser la glace… Paquet qu'elle n'aura pas le temps d'ouvrir car violemment la Police défonce la porte ! Et ? Vous découvrirez la suite insensée de l'affaire…

Retour au bord du fleuve. De grands brasiers ardents y crépitent perpétuellement. Présents le jour, ils deviennent hypnotiques et inquiétants la nuit. Autour d'eux s'active une kyrielle d'hommes mal vêtus, ce sont les dalits (la plus basse des castes) qui brûlent les défunts, libérant leurs âmes afin qu'elles s'envolent vers leurs nouveaux karmas. Deepak fait partie de ces intouchables. Contrairement à Deli, dont il ignore l'existence, il est rudement amoureux… À chaque fois qu'il aperçoit Shaalu au détour d'une rue, son cœur tintinnabule dans sa poitrine comme un carillon. Ses copains le charrient affectueusement, tout en le mettant en garde : la demoiselle vit dans les quartiers huppés. L'appartenance à deux castes distinctes est plus qu'une barrière sociale, c'est un abîme infranchissable. Chaque espoir nourri par le jeune homme semble condamné à se transformer en illusion déçue. Un jour, malgré tout et n'y tenant plus, il l'aborde. Elle est jolie, intelligente, passionnée de poésie… Il est beau garçon, présente bien de sa personne, étudiant sérieux, ambitieux. Étonnamment elle ne l'envoie pas balader comme elle le devrait, se montrant progressiste. Mais nul ne sait où les mènera cette aventure clandestine…
Didyadhar Pathak quant à lui est un honorable professeur qui s'est tourné vers la religion. Il vit de peu, de la charité des familles pour lesquelles il accomplit les rites funéraires. Un jeune orphelin malicieux lui colle aux sandales et lui sert d'apprenti. Sa vie bascule dans le cauchemar lorsqu'un policier véreux vient le faire chanter en exigeant des sommes astronomiques pour oublier un crime que sa fille aurait commis. Notre homme pieux mais désespéré est prêt à tout pour préserver les apparences…

Voilà les grandes lignes d'une histoire complexe et passionnante où chacun se retrouve englué dans les boues du passé par manque de recul, de connaissance du monde moderne, de ses droits. Un cri d'espoir lancé par une Inde tiraillée qui cherche à s'ouvrir au monde moderne toute en ne faisant pas table rase de son passé. « Masaan » signifie bûcher en Hindi. À se demander si le titre se réfère aux crémations ou au châtiment que des lois archaïques voudraient infliger à celles et ceux qui les transgressent.

Le Vox (Fréjus) mercredi 16h, jeudi et lundi 18h15 et 20h45, vendredi et mardi 18h15, samedi 16h10, dimanche 16h10 et 20h45

Les Fils de l'homme
Les fils de l'homme 1Écrit et réalisé par Alfonso Cuarón
USA 2006 1h50mn VOSTF
avec Clive Owen , Maria McErlane , Tehmina Sunny...

Londres, 2027. Alfonso Cuarón, réalisateur éclectique (Gravity, Y tu mamá también, Harry Potter 3...) donne d'emblée le ton de son récit d'anticipation. Ici, pas de voitures volantes ni de buildings démesurés. Le frissonnant futur qu'il imagine ne fait que maquiller notre présent. Même décor à peine trafiqué, mêmes codes vestimentaires et architecturaux... Mais davantage de gris, de crasse, et surtout de violence et de désespoir. Seule l'Angleterre résiste au chaos mondial, guerres civiles, épuisement des ressources, etc. Mais cette « protection » a un prix, celui d'une effroyable dictature policière. Comme tous les héros de ce genre d'histoires, Theo (Clive Owen, touchant) est fatigué. Ex-militant, il a renoncé à ses convictions humanistes, et vivote au jour le jour comme bureaucrate. Evidemment, les événements le forcent à reprendre la lutte. Julian (Julianne Moore, superbe), son ancienne amante, chef d'une organisation clandestine, lui demande d'escorter une mystérieuse jeune fille, Kee, à travers le pays... Si la trame est classique, le propos l'est moins : dans cet univers, il n'y a plus aucun enfant. L'humanité est devenue stérile, au sens propre. Dans ce contexte dépressif (où l'on vend des « kits » de suicide), Kee représente le seul espoir. Elle est miraculeusement enceinte. Protégée par Theo, elle suscite toutes les convoitises. Et il ne s'agit pas de n'importe quelle femme : Kee est une réfugiée, donc une moins que rien, dans ce pays qui harcèle et rejette de manière abjecte tous ceux qui viennent y chercher une vie meilleure. A sa manière antispectaculaire, tourné avec une brutalité quasi documentaire, le film est un miroir à peine déformant de l'Occident. Cuarón développe un discours rageur et saisissant contre les politiques actuelles de lutte contre l'immigration. C'est pourtant, nous dit-il, parmi ces hommes et ces femmes niés, pourchassés, expulsés, que se trouve le ferment de l'avenir. Les Fils de l'homme, ou le film d'anticipation que notre époque mérite. (Cécile Mury, Télérama)

Théâtre de Draguignan - Salle Lily Pons - Dimanche 20 septembre 19h Entrée libre

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358 chemin du peyrard
83300 Draguignan

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