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Entretoiles est une association loi 1901 ayant pour but la création d’événements et d’animations autour du cinéma, la contribution à l’animation cinématographique de la ville de Draguignan et des communes avoisinantes, le développement du goût du cinéma d’auteur.

L'adhésion annuelle est de 15 € (du 1er janvier au 31 décembre). Elle donne accès aux films "SOIRÉE ENTRETOILES" diffusés au CGR de Draguignan, au tarif de 5,40 €.

Vous pouvez vous inscrire à la lettre de diffusion d'Entretoiles par l'onglet "contact" afin de recevoir les programmations "Entretoiles" et "Ciné-Club" au CGR de Draguignan et des autres cinémas "arts et essais" des cinémas du voisinage (Lorgues, Cottignac, Le Luc, Salernes et Le Vox à Fréjus).

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Nos actualités

Festival du fim POLAR

Le 12/08/2022

FESTIVAL DU FILM POLAR

Vendredi 7 octobre à 20h00

LES NUITS DE MASHAD de Ali Abassi

Iran 2001, une journaliste de Téhéran plonge dans les faubourgs les plus mal famés de la ville sainte de Mashhad pour enquêter sur une série de féminicides. Elle va s’apercevoir rapidement que les autorités locales ne sont pas pressées de voir l’affaire résolue. Ces crimes seraient l’œuvre d’un seul homme, qui prétend purifier la ville de ses péchés, en s’attaquant la nuit aux prostituées

Samedi 8 octobre à 20h00

LA NUIT DU 12 de Dominik Moll

Dans les couloirs de la police judiciaire, il se raconte que chaque enquêteur a un crime qui le hante. Un jour ou l’autre, il tombe sur une affaire qui lui fait plus mal que les autres, sans qu’il sache toujours pourquoi. Elle se met à lui tourner dans la tête jusqu’à l’obsession. Yohan vient d’être nommé chef de groupe à la brigade criminelle de Grenoble. Il mène l’enquête pour le meurtre de Clara et fait équipe avec un dénommé Marceau.

Dimanche 9 octobre à 18h00

PETITE FLEUR de Santiago Mitre

Le couple, l’amour et la vie de famille sont de bien belles aventures que vivent José et Lucie. Jusqu’au jour où l’ennui s’installe. Lucie consulte alors un psy pour sauver leur couple. De son côté, José vient me voir, moi, Jean-Claude, leur voisin. Ensemble, nous lançons une nouvelle thérapie. Trinquer, danser et jouer au meurtrier tous les jeudis : la nouvelle recette du bonheur !

Dimanche 9 octobre à 20h15

AS BESTAS de Rodrigo Sorogoyen

Dans une œuvre envoûtante et authentique, Rodrigo Sorogoyen décrit avec brio les rouages mortifères du harcèlement de voisinage avec deux comédiens principaux, Marina Foïs et Denis Ménochet, absolument sidérants de sincérité

 

SOIRÉE ENTRETOILES

Le 12/08/2022

Dimanche 11 septembre à 18h30

LA MAMAN ET LA PUTAIN

Écrit et réalisé par Jean EUSTACHE - France 1973 3h40mn - avec Bernadette Lafont, Françoise Lebrun, Jean-Pierre Léaud, Isabelle Weintgarten, Jacques Renard, Jean-Noël Picq, Jean Douchet, Jean Eustache... Festival de Cannes 1973 : Grand Prix spécial du jury et Prix de la Critique internationale. Directeur de la photographie : Pierre Lhomme - VERSION RESTAURÉE.

Depuis près d’un demi-siècle, La Maman et la putain hante le cinéma, faisant figure de totem pour les cinéphiles et les cinéastes – français mais pas seulement. Le culte qu’il génère auprès de celles et ceux qui font le cinéma aujourd’hui est international, la liste de ses fans, génération après génération, donne le tournis : elle va de Wim Wenders à Michael Haneke, de Jane Campion à Claire Denis, de Jim Jarmusch à Jacques Audiard, de John Waters à Gaspar Noé, à Noah Baumbach, à Cédric Klapisch, à Guillermo Del Toro…

49 ans après le scandale suscité lors de sa présentation à Cannes en mai 1973 (ce fut une sacrée édition, quand on sait que c’était également l’année de La Grande bouffe !), 40 ans après la disparition de son réalisateur (Jean Eustache s’est suicidé en novembre 1981), La Maman et la putain n’en finit pas de nous « parler ». Il était pourtant devenu rare depuis sa sortie – voire même quasiment invisible, en tout cas dans de bonnes conditions – jamais encore restauré. Il n’en a pas moins continué de symboliser quelque chose comme un absolu du cinéma d’auteur, du cinéma de chambre, du cinéma de la rencontre. Quel que soit l’endroit par lequel on le prenne, il subjugue : sa durée est hors-norme, son noir et blanc a quelque chose d’originel et de fantomatique. Le jeu des comédiens (centré pour l’essentiel autour du trio Lafont, Léau, Lebrun) est anticonformiste dans sa façon de refuser le naturalisme sans pour autant se refuser au sentiment. Sa mise en scène épurée, tout entière dans la retenue, retrouve l’assurance magnétique des classiques, ces « fondamentaux » qu’Eustache admirait plus que tout : Renoir, Lubitsch, Guitry, Pagnol, Mizoguchi, Lang, Dreyer,
Murnau… Dans une totale économie de moyens, la mise en scène de Jean Eustache, par un découpage rigoureux, se mettait toute entière à la disposition d’un « texte de feu », selon les mots de Bernadette Lafont.
Ses interrogations sur le couple, sur la liberté d’aimer sans entrave et sur l’inassumable possession amoureuse, ses mots pris dans la fièvre du discours amoureux, son lyrisme, passant du sublime au ridicule en repassant par le sublime, ont décrit, comme aucun film, l’intime tel qu’il se dit et s’écrit entre des amants tout au long d’une nuit, ou deux, ou cent. En cela, 50 années ne l’ont pas fait vieillir : tout au contraire, La Maman et la putain est le film de ceux qui se posent la question d’avoir à réinventer l’amour.

Eustache tourne La Maman et la putain à Paris, entre Montparnasse et Saint-Germain des Prés, en sept semaines, de début juin à fin juillet 1972, exigeant de ses acteurs qu’ils respectent son texte à la lettre. Il ne pouvait en être autrement pour lui : avant d’en revenir à ses souvenirs d’enfance (Mes petites amoureuses, qui devait être son premier long métrage mais qu’il tourna un an plus tard), il lui fallait écrire, faire jouer, donc entendre et voir, le désordre actuel de sa vie amoureuse pour commencer à la comprendre. La première puissance du film, c’est son caractère écorché, à vif, une histoire éperdue d’amour que seul le cinéma pouvait, éventuellement, consoler.

(Sonia Buchman)

 

SOIRÉE ENTRETOILES

Le 12/08/2022

 

Dimanche 25 septembre à 20h20

LES PASSAGERS DE LA NUIT

Mikhaël HERS - France 2022 1h51mn - avec Charlotte Gainsbourg, Quito Rayon Richter, Noée Abita, Megan Northam, Emmanuelle Béart, Didier Sandre, Laurent Poitrenaux...

LES PASSAGERS DE LA NUITNous sommes en mai 1981 et une effervescence palpable remplit nombre de cœurs d’espérance… Par petites touches sensibles et formidablement justes, Mikhaël Hers nous (re)plonge sensuellement dans toute une époque, sa consistance. Délicatement, il maîtrise à la perfection ses effets, ne laisse rien au hasard. Le grain du film, ses décors, son ambiance sonore, tous ces détails intimes, que l’on devine parfois plus qu’ils ne se montrent, nous immergent totalement dans les années 80 morcelées entre tant de styles opposés, en décadence ou en émergence, disco, punk, funk, musiques dites de variété, chansons à textes et j’en passe… qui font oublier l’actualité brûlante bien que lointaine des guerres, celle des Malouines, celle entre l’Iran et l’Irak, celle du Liban… les catastrophes de Bhopal, Tchernobyl… Et puis l’avènement d’un certain petit virus qui monte qui monte et va décimer les beaux restes des années sex, drugs & rock’n’roll.

 

Dans sa tour qui surplombe le rutilant quinzième arrondissement de Paris, la discrète Élisabeth (incroyable, irradiante Charlotte Gainsbourg !) semble planer au-dessus de tout ça. On la découvre secouée de sanglots silencieux, se souciant peu de son ego, de son image. Mais nul pathos là dedans, pas plus que de nostalgie. L’histoire est des plus banales : son mari l’a quittée et elle se retrouve plantée là, entre deux grands enfants presque adultes et quatre murs d’un appartement élégant. Immuablement à sa place, comme elle l’a toujours été, sans regrets exubérants et sans se demander ce qu’elle aurait pu faire d’autre de son existence, ni d’ailleurs que son entourage ne se pose la question. La première réaction étonnée de tous, quand elle manifestera son désir de trouver un travail, confinera à la raillerie. Mais bientôt chacun se reprendra face à une situation pas si simple : un bas de laine qui s’amenuise, l’homme qui fut celui d’une vie et qui ne répond plus aux appels. Tout cela élégamment évoqué en filigrane, l’essentiel restant l’atmosphère de ces temps bénis où la radio, dans un élan d’empathie, laissait aux auditeurs la place d’exister, quand des voix enfumées savaient écouter celle des sans-sommeil, des sans-nom, des esseulés de la vie… À force de les écouter, Élisabeth s’enhardira à faire un pas intimidé vers la maison de la radio près de chez elle et plus spécialement à aller rencontrer Vanda Dorval (Emmanuelle Béart), qui va l’embaucher comme assistante.

Il est doux de se rappeler que les premières fois ne sont pas l’exclusivité de l’adolescence. Celles d’Élisabeth, qui cherche à rebondir, font écho à celles de ces propres enfants, qui aspirent à prendre leur envol. Histoires parallèles d’éducation sentimentale et d’émancipation…

 

Cette saga familiale sans heurts et sans reproches, qui captive grâce à la maestria du réalisateur et à celle des acteurs, va être doucement bouleversée par l’arrivée d’une passagère de la nuit aux grands yeux de fausse innocence, Talulha (Noé Abita, qui une fois de plus transperce l’écran)… Un hymne gracieux à la bienveillance, d’un charme fou, aussi beau qu’un couplet d’Anne Sylvestre : « J’aime les gens qui doutent… j’aime les gens qui tremblent… » (Utopia)

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