Entretoiles est une association loi 1901 ayant pour but la création d’événements et d’animations autour du cinéma, la contribution à l’animation cinématographique de la ville de Draguignan et des communes avoisinantes, le développement du goût du cinéma d’auteur.

L'adhésion annuelle est de 20 € (du 1er janvier au 31 décembre). Elle donne accès aux films "SOIRÉE ENTRETOILES" diffusés au CGR de Draguignan, au tarif de 5,80 €.

Vous pouvez vous inscrire à la lettre de diffusion d'Entretoiles par l'onglet "contact" afin de recevoir les programmations "Entretoiles" et "Ciné-Club" au CGR de Draguignan et des autres cinémas "arts et essais" des cinémas du voisinage (Lorgues, Cottignac, Le Luc, Salernes et Le Vox à Fréjus).

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Nos actualités

FILMS ENTRETOILES A VENIR

Le 04/11/2026

La prochaine soirée sera le 22 novembre, avec 2 films : Le corset de Louis Clichy, un touchant portrait d'adolescent en devenir, et Rose de Markus Schleinzer, un récit féministe, à la conclusion cruelle....

Les ciné-clubs suivants seront :  semaine du 11/11, Adieu monde cruel, de Félix de Givry, qui nous montre comment reprendre le contrôle de sa jeune vie, semaine du 18/11 L'inconnue de Arthur Harari, exploration troublante de l'identité, semaine du 25/11 Dégel de Manuela Martelli, le portrait poignant d'un enfant en manque de repères.

SOIREE A 1 FILM - ENTRETOILES

Le 04/11/2026

UNE FEMME AUJOURD'HUI

Dimanche 8 novembre à 19h30

Une femme aujourd hui 1

Robert Guediguian convoque sa sympathique famille d’interprètes pour une histoire de résilience centrée sur une femme violée, dont il confie le rôle à une nouvelle venue, Marilou Aussilloux ("Le Discours", "Adieu Les Cons", qu'on avait déjà aperçu dans "La Pie Voleuse"), parfaitement convaincante. Autour de cette jeune femme au départ totalement centrée sur son travail et l’aisance qu’il lui procure (voyages, argent, maison luxueuse…), qui dans son malheur va redécouvrir un rythme de vie plus lent et d’autres valeurs, évoluent sa mère Cathy (Ariane Ascaride), son père Alex (Gérard Meylan), son frère frustré et haineux (Robinson Stevenin), José, un voisin un peu trop curieux (Jean Pierre Darroussin) et un responsable d’association (Grégoire Leprince-Ringuet). Avec une certaine délicatesse, le scénario permet d’aborder les questions de capacité à verbaliser l’agression, de renversement de la charge de la preuve, de mise à l'écart potentielle des victimes, tout comme de capacité à retrouver la confiance, en soi comme en l'autre. Comme dans ses précédents longs métrages, une certaine sensation de trop plein voit cependant rapidement le jour, Guediguian voulant aborder trop de sujets (passé en Algérie, mise en doute des paroles de victimes, protection de mineures enceintes, immigration, précarité, manque de figure paternelle, révolte sociale, racisme, etc.). Mais celui-ci parvient progressivement à laisser sur le côté les multiples aspects revendicatifs pour se centrer sur deux maux du moment : l'isolement des victimes et le racisme ordinaire. C’est ainsi que le personnage incarné par Darroussin sera finalement plus trouble que prévu, Guédiguian lui insufflant une ambiguité via la révélation de son passé. C'est ainsi aussi qu'il parvient à poser l'espoir d’une reconstruction du personnage de Juliette, au travers d'un rejet des rapports de pouvoir en entreprise et d’une forme de solidarité. Mais si celà peut paraître un chemin simpliste face au drame vécu, comme toujours l'auteur marseillais nous parle de vivre ensemble, de communauté, ici au travers d'un récit ambitieux qui tente de toucher à l’universel, même s'il n'évite pas quelques maladresses. (Abus de ciné)

 

CINE_CLUB ENTRETOILES

Le 11/12/2025

LA FRAPPE

Ciné-club Entretoiles à CGR : mercredi 4, jeudi 5, vendredi 6, lundi 9 et mardi 10 novembre 2026 à 18h00La frappe 1

 

"La Frappe", passé par les séances spéciales de la Semaine de la critique cannoise, est un film où la violence se fait feutrée, étouffée par l’incapacité à exprimer l’emprise et le poids d'un passé aux impacts invisibles. Amenant forcément à réfléchir sur ce qui fait famille et ce qui détruit une famille, le scénario de Julien Gaspar-Oliveri, autobiographique et donc d’un impressionnant courage, nous immerge auprès d’Enzo, jeune adulte taraudé par la restauration d’un supposé lien de complicité avec la figure paternelle. Les raisons du séjour du père en prison (5 ans) seront vite dévoilées, alors qu’Enzo lui propose de travailler avec lui sur les marchés.

Mais les raisons de la rupture, consommée pour la grande sœur (formidable Romane Fringeli, ici une découverte), iront bien au-delà de la question de l’absence, le personnage interprété avec trouble par Bastien Bouillon ("La Nuit du 12", "A Pied d'oeuvre") semblant cacher derrière son air détaché, une violence sourde. Créant le malaise par plusieurs scènes et suggérant ainsi ce qui ne peut être dit (la scène au tribunal est en soi un aveu d’incapacité à verbaliser), Gaspar-Oliveri lève un coin de voile sur les violences intra-familiales, affirmant l’invisible de l’extérieur comme meurtrier. On ressort du métrage d’autant plus troublé que certaines scènes resteront longtemps en mémoire, l’acteur principal, Diego Murgia ("Sans Pitié", "Dalva"), transpirant la détresse, et le film avançant progressivement par impacts, alors que l’on comprend l’ampleur de l’emprise et des dégâts. Un impactant récit, où les non-dits deviennent évidences, au sens de preuves comme d’éclairage d’un drame face auquel beaucoup sont aveugles ou témoins complices. (Abus de ciné)

 

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